La grande fête aux mille délices!

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La grande fête aux mille délices!

Message par Vagabonde et Vol au Vent le Dim 27 Nov - 16:14




Imaginez la plus belle fête à laquelle vous ayez jamais assisté.

Participez à une course de vitesse dans le tronc d’un arbre vedette !

Remportez une course de nénuphar avant de faire un voyage sur le dos d’une hirondelle !

Parcourez les dédales d’un labyrinthe végétal et trouvez des énigmes à résoudre…

Amusez-vous devant des miroirs déformants.

Désignez le plus beau déguisement des enfants animaux.

Régalez vos yeux et vos papilles avec un concours extraordinaire de gâteaux.

Et enfin…

Admirez le spectacle magnifique qui sera présenté, et qui vous laissera des étoiles dans les yeux pour longtemps !
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Chapitre 1 : Préparons les déguisements !



Cette année avait lieu une grande fête qui réunissait tous les cinq ans tous les animaux de la région et des environs.
Elle était réputée pour être grandiose et spectaculaire. Au cours de cette formidable fête, il y avait toujours de magnifiques spectacles, des attractions pour les petits comme pour les grands, ainsi que de très bons repas préparés par tous les animaux.

Ce grand évènement durait plusieurs jours, et Vagabonde et Vol au Vent étaient tous excités à l’idée d’y emmener leurs souricettes pour la première fois. D’ailleurs, tous leurs petits amis allaient s’y rendre également, et ils ne seraient pas déçus.

Donc, quelques jours avant le grand départ, chacun était occupé à préparer ce qu’il voulait emmener pour festoyer.
Vagabonde était décidée à confectionner de délicieux beignets à la confiture de pêche, ainsi que des chaussons farcis au persil et aux champignons mélangés à de la sauce béchamel.

La sauce béchamel étant ce que Vagabonde savait faire de mieux ! Quant à ses amies Muguette et Marguerite, elles s’étaient mises à deux pour fabriquer une gigantesque pyramide de friandises multicolores.

Les enfants n’arrêtaient pas de tourner autour, à tel point qu’elles durent les chasser en riant avec leur balai, en les menaçant de les priver de ce merveilleux délice !



Vol au Vent lui, s’était chargé de confectionner de merveilleux déguisements pour chacune de ses souricettes. Car en effet, il y aurait un grand concours, et le vainqueur serait fièrement récompensé.
Aussi, tous les parents s’attelaient dur à la tâche pour fabriquer de très beaux costumes. Églantine proposa donc de se déguiser en jolie fleur. Son idée fut approuvée par tout le monde.

Ensuite, une à une, chacune des petites sœurs, cria bien haut ses idées qui étaient fort originales. Gwendoline voulait se déguiser en Tobia leur bon hérisson docteur, une idée qui allait sûrement faire rire beaucoup de monde. Puis Valentine tenait à se transformer en une belle fraise bien appétissante.

Quant à Rose, elle décida de devenir un bel arbre rempli de belles feuilles de toutes les couleurs. Enfin, Capucine voulut se déguiser en un très bel oiseau aux plumes douces et soyeuses. Une chose était sûre, c’était que Vol au Vent allait avoir du pain sur la planche !

Il décida de commencer par le costume de Valentine. Il alla chercher plusieurs draps disposés dans une caisse à la recherche d’un tissu bien rouge.

En même temps qu’il expliquait à Valentine comment il s’y prendrait pour découper le tissu afin d’en faire un costume, il demanda à Gwendoline d’aller chercher dehors plusieurs aiguilles de pin pour imiter les piquants de Tobia.

Cela lui ferait gagner du temps pour la suite. La souricette prit alors un grand sac et couru dehors à la recherche d’une multitude d’aiguilles. Vol au Vent prit ensuite un mètre dans ses pattes, et entreprit de prendre les mesures de Valentine.

Ensuite, il dessina un patron (une sorte de plan représentant le déguisement, dessiné sur du papier pour l’aider à confectionner les costumes), et découpa la silhouette de sa souricette.

Comme elle était toute petite, il ne fallut pas beaucoup de tissu à découper. Après quelques minutes, le tour fut joué, il ne restait plus qu’à coudre certains côtés.
Valentine suggéra alors l’idée de lui confectionner aussi un chapeau. Son papa approuva son idée et lui demanda d’aller chercher les grands cartons qui étaient posés dans la chambre de ses sœurs et elle.


Une fois le carton découpé, Vol au Vent demanda à Valentine de peindre le chapeau en rouge. Il lui conseilla de faire aussi des petits points rouge foncé afin que le chapeau soit plus réaliste.
Une fois que le costume de Valentine fut terminé, Vol au Vent s’attaqua au déguisement de Gwendoline.

D’ailleurs celle-ci revenait justement avec son sac rempli de belles aiguilles de pin. Elle le déposa près de son papa qui se mit à réfléchir à la manière dont il allait confectionner le nouveau costume.

Pendant qu’il réfléchissait, toutes ses souricettes le regardaient, et l’imitaient en prenant un air sérieux. Lorsqu’il s’en rendit compte, Vol au Vent ne put s’empêcher de sourire, et ébouriffa chacune de leur tête.

Puis il expliqua qu’il allait utiliser un drap marron et coller les aiguilles de pin dessus. Cette fois-ci il n’eut pas besoin de reprendre de mesures, puisque toutes les petites sœurs faisaient la même taille.
Vol au Vent demanda à sa petite chérie de l’aider à mettre de la colle partout sur le tissu, pour ensuite y coller par poignées les aiguilles de pin.

Il suffirait ensuite de les relever avec la patte pour leur donner du volume.
Il faudrait ensuite faire la même chose pour la capuche, afin que le déguisement soit parfait.

Comme Gwendoline s’excitait en prenant la colle,
Vol au Vent lui recommanda de faire attention à ne pas se coller les doigts avec le tissu.
Une fois celui-ci bien enduit, Vol au Vent et Gwendoline commencèrent à y déposer plusieurs aiguilles par poignées.

Soudain la souricette se piqua un doigt qui se mit à saigner. Elle regarda son papa d’un air larmoyant et celui-ci lui fit un petit bisou sur le doigt en lui recommandant de faire plus attention par la suite.

Quelques minutes plus tard, toutes les aiguilles furent collées, et l’effet était saisissant ! Gwendoline essaya alors son costume pour voir à quoi elle ressemblait.

Ses sœurs rirent beaucoup en la regardant, et se dirent que Tobia allait bien s’amuser en la voyant sur l’estrade.
Vol au Vent s’attaqua ensuite au déguisement de Capucine.

Celle-ci se demandait comment ils allaient s’y prendre pour confectionner des ailes d’oiseau. Vol au Vent suggéra d’utiliser du carton, et d’y découper deux ailes qu’ils recouvriraient de belles plumes.

Capucine suggéra de demander à Lisette leur amie, si elle pouvait leur donner toutes les plumes qu’elle perdait et qu’elle gardait chez elle dans un grand carton.


En effet, elle lui avait expliqué un jour qu’elle en perdait tellement chaque année, qu’elle ne savait plus quoi en faire. C’est ainsi que Capucine courut demander à leur amie si elle serait d’accord pour leur donner ses plumes.

Pendant que Vol au Vent cousait le drap, Valentine s’occupait donc de dessiner les contours de son chapeau.

Dix minutes après, elle revint en portant une énorme caisse remplie de plumes d’un bleu très vif. Vol au Vent l’a félicita et l’aida à descendre l’énorme carton sur le sol, au grand soulagement de la souricette qui ne put s’empêcher de souffler.

Comme pour Gwendoline, il commença à enduire le tissu découpé avec de la colle pour ensuite y coller toutes les plumes.
Quelques instants après, la première partie du costume était terminé, et la souricette put enfiler son déguisement. Mais il fallait à présent s’occuper des ailes.

Une fois leur forme découpée dans du carton, Vol au Vent et Capucine collèrent encore plusieurs plumes dessus pour donner l’illusion parfaite. Le costume de Capucine était fini et la souricette était ravie.
Enfin vint le tour de la petite Rose. Celle-ci suggéra de prendre un beau tissu marron clair pour imiter à la perfection un tronc d’arbre.

Vol au Vent approuva, et lui demanda ensuite d’aller chercher plusieurs feuilles et quelques branchettes dehors pour les coller sur son déguisement et ainsi donner un effet encore plus réaliste.
Quelques minutes après, Rose était déjà revenue tant elle avait hâte de confectionner son costume.

Elle montra fièrement à son papa et à ses sœurs les jolies feuilles qu’elle avait ramassées. Celles-ci étaient d’une belle couleur verte, et il y en avait des grandes et des petites.


Tout le monde la félicita pour sa cueillette, et Rose put ensuite commencer à coller les feuilles et les branchettes sur le costume. Quelque temps après, il était entièrement décoré.

La souricette en était tout émerveillée, et commença à l’enfiler délicatement. Ses petites sœurs rirent en la regardant, car elle pouvait se fondre aisément parmi les autres arbres, surtout si elle se mettait de dos. On aurait dit un bébé arbre !
Ensuite, il fallut s’occuper du dernier costume, celui d’Églantine.

Celle-ci avait déjà imaginé de quelle manière elle allait le concevoir.
Elle avait décidé de prendre un tissu bien vert pour faire la tige de la fleur, ensuite elle irait cueillir quelques pétales de toutes les couleurs. Vol au Vent lui conseilla d’aller les cueillir près de la maison de la vieille taupe Pétronille, après lui avoir demandé son accord.

En effet la vieille taupe avait dans son jardin d’immenses fleurs multicolores et elle serait certainement ravie que la souricette lui prenne quelques pétales, après avoir demandé la permission des fleurs bien évidemment.


Cinq minutes après, Églantine revenait avec les pattes chargées. Ses sœurs furent admiratives du choix qu’elle avait fait, car les pétales avaient tous de très belles couleurs. Gwendoline remarqua qu’elle avait aussi cueilli des petites fleurs.

Églantine lui expliqua qu’elle pensait en faire quelque chose pour améliorer la beauté de son déguisement. Elle voulait en fait les coller sur l’ensemble de son costume pour donner un très bel effet.

Elle commença donc à piocher les plus belles petites fleurs et à les coller sur le tissu. Ensuite, avec l’aide de ses sœurs, elle détacha chaque pétale et Vol au Vent put ensuite les coudre sur les bords de sa cagoule.

Deux grandes feuilles vertes furent ensuite cousues sur les côtés afin de donner l’illusion d’une vraie fleur. Églantine avait un très beau costume, fort coloré et original.

À la fin de la matinée, lorsque tous les déguisements furent terminés, Vol au Vent dit en riant à ses souricettes qu’après tout ce travail, si l’une d’elles ne gagnait pas le concours, il se promettait de manger son foulard !

Après avoir remercié leur papa pour son aide à leur confectionner des déguisements, les souricettes sortirent ensuite rejoindre leurs amis, en criant de joie.

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Chapitre 2: Que la fête commence!

Les petits animaux couraient et riaient de bon cœur, ils étaient tout excités à l’idée de découvrir à quoi ressemblerait cette formidable fête dont tous les adultes n’arrêtaient pas de leur vanter la fabuleuse magie.

Puis, vint enfin le moment de partir.
Une fois que toute la famille fut fin prête à s’en aller, les souricettes coururent retrouver leurs amis, qui les attendaient avec impatience.

Pendant que les enfants couraient et riaient entre eux, les adultes discutaient et se remémoraient certains excellents souvenirs. Tous les animaux étaient heureux de participer à nouveau à cette grande fête magnifique.
Quelques heures plus tard, en début d’après-midi, ils aperçurent une gigantesque banderole très colorée sur laquelle était inscrite en très grosses lettres multicolores : Bienvenue à la fête aux mille délices !

Ils s’empressèrent de marcher, et furent ensuite accueillis par un petit comité de lapins, de blaireaux, et de mulots qui leur sourirent et les invitèrent à se débarrasser de ce qu’ils transportaient.
C’est ainsi que toute la nourriture fut disposée élégamment sur de multiples tables drapées de belles nappes de toutes les couleurs.

Il faisait un soleil radieux, les oiseaux chantaient à tue-tête dans les arbres, et bientôt un renard annonça à l’aide d’une trompette, que si tout le monde était prêt, la fête pouvait commencer.


Tous les animaux se dirigèrent alors vers une immense allée où il y avait des stands de tous les côtés. Les petits animaux étaient aux anges, ils ne savaient même plus où donner de la tête, tant il y avait de choses à regarder !
La famille de Vagabonde et Vol au Vent, se dirigea vers un stand de tir à l’arc. Valentine et Gwendoline voulurent tout de suite essayer de gagner le prix.

Seulement il y avait plusieurs autres petits participants avec elles, et pas sûr que les deux souricettes puissent gagner. Gwendoline eu d’ailleurs la surprise de voir leur ami Frimousse le castor, discuter avec d’autres petits animaux.
Il la salua joyeusement et lui expliqua qu’il espérait vivement remporter le grand prix.

Les deux amis furent interrompus par l’organisateur du concours, un très gentil raton-laveur qui donna un arc à chacun et leur expliqua quelques rudiments avant de commencer.
Chaque parent encourageait son petit, et lorsque le raton-laveur leur donna le signal de départ, tout le monde retint son souffle.

Quatre flèches partirent un peu partout. Un blaireau en reçut une sur le front, une dame hermine la reçut sur le popotin, et un bébé sanglier courut se cacher sous une table lorsqu’il sentit une flèche se coller sur son museau !
Le pauvre ne l’avait pas vu venir, et il fut pris de panique. C’est seulement lorsque sa maman la lui retira qu’il put se rendre compte qu’il n’y avait aucun danger !



Quant à la quatrième flèche, elle partit se coller sur un tas de crêpes fort appétissantes ! Les quatre petits tireurs étaient un peu gênés et ne savaient plus où se mettre.
Heureusement, « les cibles » rirent de bon cœur, et rendirent les flèches aux petits en leur ébouriffant la tête.

Au deuxième essai, Gwendoline réussit presque à atteindre la cible. Frimousse n’était pas loin, ainsi qu’un petit lapin. Le raton-laveur annonça la dernière manche avant de remporter le grand prix.
Vol au Vent recommanda à ses deux souricettes de bien se concentrer avant de lancer leur flèche, et de ne tirer que lorsqu’elles se sentiraient prêtes.

Valentine ferma donc un œil, se concentra bien fort sur la cible à atteindre, et lâcha soudain sa flèche.
À la grande surprise de l’assistance, elle réussit à la coller en plein milieu de la cible ! Elle sauta de joie, et alla embrasser ses parents et ses sœurs.

Gwendoline et Frimousse avaient presque gagné eux aussi, mais ils n’avaient toutefois pas réussi aussi bien que Valentine.
Le raton-laveur s’avança alors vers la souricette et lui remit fièrement, un arc magnifique avec plusieurs belles flèches sculptées dans du bois précieux et ornées de belles plumes à l’extrémité.

Valentine était toute contente de recevoir ce prix, et elle promit à ses sœurs de leur prêter son bel arc.
Toute la famille se dirigea ensuite vers un petit attroupement. Rose se glissa à travers la foule, et écouta les consignes de ce nouveau concours.

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Chapitre 3: Déguisons les parents!!

Une dame paon leur expliqua le principe : chaque petit participant devait prendre l’un de ses parents et le déguiser et le maquiller en un temps record.

C’est celui qui aurait le plus d’imagination qui gagnerait le prix. À côté de la dame paon, il y avait plusieurs cartons contenant des habits et des crayons de différentes couleurs pour le maquillage.


Aussitôt, Rose et Églantine prirent chacune la patte de Vagabonde et Vol au Vent et les entraînèrent devant la foule. Les deux parents étaient un peu gênés et se demandaient ce que leur réservaient leurs deux souricettes.

Heureusement, en voyant la mine que faisaient aussi les autres parents, ils furent rassurés !
La dame paon posa tous les vêtements par terre ainsi que les crayons et sonna le signal de départ. Immédiatement, Rose choisit une belle robe rouge à pois blancs qu’elle fit enfiler à sa maman.

Seulement, comme le concours était destiné à faire rire le public, les vêtements pouvaient très bien être trop petits pour les parents.
C’est ainsi que Vagabonde se trouva affublée d’une robe de souricette. Les manches lui arrivaient aux coudes et la robe lui remontait en haut des cuisses.

La pauvre Vagabonde avait les joues toutes rouges. Rose lui mit ensuite des bracelets, un collier, un chapeau très moche et commença à choisir ses crayons pour le maquillage.
Quant à Vol au Vent, il n’allait pas non plus tarder à rougir. En effet, Églantine lui avait fait enfiler un vieux pantalon tout troué avec des bretelles, une chemise immonde, et un vieux chapeau de paille dont les tiges partaient dans tous les sens.

Elle lui avait aussi rajouté un épi de blé dans la bouche. Il ressemblait de ce fait à un vrai épouvantail !
Un petit écureuil avait, lui, déguisé sa maman avec un pantalon, une robe, une cape, et un chapeau de plumes. Là aussi, la maman n’en menait pas large.

Le dernier participant, un tout petit hamster avait déguisé son papa avec une robe de chambre, des grandes bottes, un foulard et une casquette.
Le public riait aux éclats, tout le monde savourant ce pur moment de bonheur.
Vint ensuite le maquillage.

Rose choisit plusieurs crayons de couleur, et entreprit de transformer le visage de sa maman en poisson.
Elle dessina pour cela deux grands cercles autour de ses yeux, et une énorme bouche. Vagabonde qui ne pouvait se voir, craignait le pire en écoutant les rires du public !


Même Vol au Vent ne pouvait s’empêcher de rire aux éclats. Puis ce fut le tour de celui-ci. Églantine eut l’idée de le maquiller en papillon.
Elle prit un crayon rose et dessina deux belles ailes avec des petites antennes au milieu du front. Vol au Vent était très beau comme ça, mais son maquillage n’allait pas du tout avec ses vêtements.

Quant au petit écureuil, il entreprit de maquiller sa maman en clown. Il lui dessina une immense bouche en rouge, puis un œil vert et un œil jaune et enfin de grandes pommettes toutes roses.
Puis le petit hamster fit preuve de beaucoup de talent, puisqu’il dessina sur le visage de son papa une chauve-souris.

La dame paon annonça la fin du concours, et elle se demandait comment elle pourrait bien choisir le gagnant parmi tous ces petits coquins.
Les petits animaux regardèrent leurs parents en riant, et se tournèrent vers la foule qui les applaudit chaleureusement.
Au bout de plusieurs minutes de réflexion, la dame paon put enfin rendre son verdict. Elle annonça en faisant durer le suspense que le grand gagnant de ce concours était Églantine.

Aussitôt, celle-ci sauta dans tous les sens et alla faire un énorme bisou à son papa qui la serra bien fort dans ses pattes.
La dame paon s’approcha d’Églantine et lui remit un coffret contenant toute une palette de crayons de couleur avec plusieurs modèles de dessins pour maquiller toute sa famille et ses sœurs.

La souricette était absolument ravie, et se voyait déjà maquiller ses sœurs dès leur retour. La dame paon félicita toutefois chaque participant, parce que tous les parents étaient vraiment très rigolos à voir.

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Chapitre 4: À table!

Une fois que Vagabonde et Vol au Vent purent se déshabiller et se démaquiller, au grand désarroi de leurs souricettes, la famille se dirigea vers un énorme buffet pour pouvoir manger un peu.

Les souricettes coururent vers les grandes tables, car elles étaient affamées. Sur celles-ci, il y avait toutes sortes de plats délicieux, que chaque animal avait préparés les jours précédents.
Capucine et Églantine se jetèrent sur des chaussons aux pommes. Rose, choisi de goûter à des beignets au sucre, recouverts de pépites de chocolat.


Gwendoline et Valentine préférèrent goûter quant à elles, à des bonbons de toutes les couleurs.
Il y avait des goûts au chocolat, à la fraise, à l’orange, et même à la banane. Vol au Vent prit une part de quiche aux carottes, accompagnée d’un délicieux cidre aux pommes.

Vagabonde se servit une part de clafoutis aux fruits des bois, et une autre de quiche aux champignons. Hum, quel délice pour toutes les papilles !
Un peu plus loin, Muguette et Marguerite convièrent tout le monde à venir grignoter leur gigantesque pyramide de friandises multicolores.

Tous les animaux étaient admiratifs du travail accompli, car les deux amies avaient pris soin de marier les couleurs, et de faire plusieurs étages avec des bonbons qui formaient des rangs en zigzags.
Le spectacle de cette pyramide était somptueux et certains animaux hésitaient même à détruire ce chef-d’œuvre !


Mais pas les enfants qui s’en donnèrent à cœur joie pour prendre plusieurs bonbons à l’endroit que leur indiquaient Muguette et Marguerite.
Certains petits animaux avaient leur langue toute bleue, ou toute verte, ce qui faisait bien rire leurs amis. Chacun y allait de ses commentaires.
Tandis que les uns se racontaient leurs activités gagnées, les autres expliquaient aux plus petits ce qui les attendait encore dans la soirée.
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Chapitre 5: La course dans l'Arbre-Vedette!

Une fois que tout le monde fut rassasié, les animaux commencèrent à se diriger de nouveau vers les grandes allées de la fête. Parmi les plus grandes attractions qu’il y avait, les organisateurs étaient fiers de présenter leur arbre-vedette.

En effet, tout au bout de l’allée, se dressait un gigantesque arbre magnifique, que les animaux avaient aménagé avec l’accord de celui-ci en une sorte de toboggan géant.

À l’intérieur de l’arbre, il y avait comme une sorte de long tunnel qui débouchait tout en bas, sur un beau lac. Les souricettes de Vagabonde et Vol au Vent n’en croyaient pas leurs yeux.

Pour participer à ce nouveau concours, il fallait monter tout en haut de ce bel arbre grâce à l’escalier aménagé, puis prendre un morceau d’écorce pour s’en servir de luge afin de remporter cette course de vitesse.

Aussitôt, Valentine, Gwendoline, Rose et Capucine voulurent s’y joindre, mais leurs parents les jugèrent un peu trop jeunes pour y participer cette année. Quelle déception pour les souricettes !

Mais Vagabonde et Vol au Vent, leur changèrent les idées en leur annonçant qu’ils y participeraient à leur place. Les souricettes sautèrent de joie, et entraînèrent leurs parents vers les premières marches du gentil arbre.



En se retournant, Églantine eut la surprise de voir que Tobia, leur bon hérisson docteur allait aussi être de la partie.
Devant son air étonné, il lui expliqua qu’il avait une revanche à prendre sur son papa. Il y a cinq ans, lorsque tous les deux avaient concouru, il s’en était fallu de peu pour qu’il le batte.

Puis il entreprit de venir saluer son rival, qui lui serra la patte amicalement. Une fois que tous les participants furent montés tout en haut du grand arbre, Vagabonde et Vol au Vent eurent bien du mal à distinguer leurs souricettes qui, vue de haut étaient minuscules !

L’organisateur de la course, un gentil renard plein d’humour, les félicita d’abord pour avoir réussi à monter les 1182 marches de l’arbre, et commença ensuite à expliquer les règles de la course.

Le premier qui déboucherait du tunnel aurait droit à un magnifique plongeon au fond du lac des cygnes.
Il ajouta que cette année, les organisateurs avaient apporté quelques améliorations qui devraient plaire à tout le monde. Mais devant les questions des participants, il rit et garda le secret.

Puis il sortit ensuite un immense haut-parleur et hurla dans les oreilles des concurrents qui ne s’y attendaient pas, un « top départ ! » à leur déchirer les tympans !
Aussitôt, Vol au Vent et Vagabonde glissèrent leur morceau d’écorce sous leurs fesses, et commencèrent la descente vertigineuse. Tobia qui était juste derrière eux tenait absolument à gagner.

Il cria à son rival que cette fois-ci il ne se laisserait pas avoir.
Vol au Vent lui répondit avec les moustaches flottantes dans tous les sens, que la partie ne faisait que commencer, et qu’il ne lui ferait pas de cadeau.

Vagabonde était légèrement en arrière sur ses adversaires, et son amie Muguette lui fit un clin d’œil lorsqu’elle l’a dépassa à toute vitesse. Un canard avait l’air de connaître parfaitement les virages, car il savait toujours les anticiper.
Une dame lapine frôla Tobia, et ricana lorsque celui-ci failli perdre l’équilibre.

Dans ce genre de course, il n’y avait aucune pitié ! À un moment donné, Vagabonde et Vol au Vent étaient côte à côte, et ils profitèrent de cet instant pour se serrer la patte en amoureux.
Un blaireau arriva à toute vitesse et sépara les deux tourtereaux d’une grosse voix :

-« Et bé et alors ! C’est-y pas fini de roucouler pendant la course vous deux ! »
Vagabonde et Vol au Vent rirent dans leurs moustaches, et se concentrèrent de nouveau sur la course.

Muguette, qui était une renarde fort adroite, les doubla tous les deux en riant bien fort. Au bout de plusieurs minutes de course effrénée, les participants aperçurent le bout du tunnel.


Le premier à plonger dans le lac des cygnes était le canard. Il fit un plongeon vertigineux, et c’est avec aisance qu’il commença à barboter en pensant tout fier avoir remporté la course. Soudain, il fit un grand sursaut, car quelque chose venait de le frôler au fond de l’eau !

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Chapitre 6 : Qui y a-t-il au fond de l’eau ?

Il n’eut pas le temps de s’interroger davantage que déjà les autres concurrents plongeaient à leur tour. Vol au Vent et Tobia arrivèrent en même temps suivis de Muguette et Vagabonde.
Chacun fit un « plouf » retentissant, et Vol au Vent et Tobia commençaient à se disputer pour savoir lequel avait plongé le premier après leur ami le canard.

Soudain, comme quelques minutes auparavant, chaque participant fit un grand sursaut, car quelque chose les avait frôlés au bout de la patte. Seulement, ils n’eurent pas le temps de se poser davantage de questions que déjà ils durent faire face à une nouvelle surprise.
En effet, une armée de cygnes majestueux fonçait droit sur eux, et riait en les forçant à rejoindre l’autre rive. Devant la mine étonnée de

Tobia, Vol au Vent lui expliqua qu’il devait sûrement s’agir des « améliorations » dont avait parlé le renard avant le début de la course.
Les nageurs commencèrent donc à nager sous les encouragements de tous les animaux restés sur le rivage, et sous les coups d’aile amicaux des cygnes.

Vagabonde eut l’idée de se servir de son morceau d’écorce pour l’aider à nager en s’en servant comme d’une planche.
Le canard qui était le plus aisé de tous, n’avait aucun mal à nager rapidement. Néanmoins, Tobia et Vol au Vent étaient au coude à coude avec lui et comptaient bien ne pas laisser la victoire leur échapper.


C’est alors que le canard fut expédié dans les airs sous les yeux ahuris de ses compagnons. Une forme marron et luisante fit un retourné au-dessus de l’eau et replongea immédiatement.

Personne n’eut le temps de distinguer ce que c’était, mais Muguette et Vagabonde commencèrent à avoir peur !
Puis les chatouilles sous les pattes continuèrent de plus belle. Bientôt, Tobia et Vol au Vent durent s’arrêter de nager, car ils n’en pouvaient plus de rire.

Vagabonde et Muguette en profitèrent pour les devancer, mais la dame lapine qui ne voulait pas se laisser distancer, fit soudain un écart de côté et esquiva de justesse un grand saut dans les airs.


Elle avait aperçu la créature sous l’eau, et se doutant du « danger », l’avait évité quelques secondes avant.
C’est Vagabonde qui se trouva finalement expédiée dans les airs. Elle cria de surprise, et au loin, tous les animaux riaient et essayaient d’avertir les nageurs dès que les formes sous-marines étaient près d’eux. Vol au Vent se prit soudain un coup d’aile dans la tête.

Il se retourna et vit un grand cygne avec un sourire l’encourager à nager plus vite. Il y avait beaucoup d’animation dans le grand lac des cygnes ! Puis ce fut au tour de Tobia d’avoir des frayeurs.

Il se sentit poussé dans l’eau par une force mystérieuse. Puis il rouspéta, car cette force lui faisait faire un grand cercle dans l’eau, laissant le canard le dépasser. Puis un cygne le souleva d’un coup d’aile et l’envoya rattraper son retard sous les cris de surprise du pauvre Tobia.

Néanmoins, il se remit vite de sa frayeur et entreprit de parcourir les derniers mètres qui le séparaient de l’autre rive.
C’est que le bon hérisson docteur avait de l’énergie en réserve ! Finalement, la fin de la course fut extrêmement serrée, il y avait trois participants en tête : le canard, Vol au Vent et Tobia.

Sur la rive, les cinq souricettes hurlèrent des encouragements à leur papa, tandis que tous les patients de Tobia encourageaient leur bon docteur qui se battait bec et ongle pour remporter la victoire !
Encore quelques mètres, quelques efforts, quelques encouragements, et le grand gagnant franchit enfin la ligne d’arrivée en criant de joie.

Deux loutres bondirent alors hors de l’eau et expédièrent Tobia très haut dans les airs. Il fut rattrapé par un grand cygne qui lui fit faire le tour du lac en volant. Tout le monde acclama le brave Tobia qui était ravi d’avoir remporté cette course.


Les autres participants comprirent finalement que les mystérieuses créatures sous-marines qui les chatouillaient sous l’eau et les expédiaient dans les airs étaient en fait des loutres et des castors.

Tout ce spectacle avait été prévu par les organisateurs de la course qui avaient voulu apporter plus d’action et de rigolade cette année. Un gentil cygne proposa à Vagabonde de la hisser sur son dos pour la ramener plus vite sur l’autre rive.

Celle-ci accepta de bon cœur, et fut enchantée de retrouver Vol au Vent qui serrait la patte de son ami Tobia en le félicitant chaleureusement pour sa victoire.

Puis les nageurs purent enfin rejoindre leurs familles, sous un tonnerre d’applaudissements. Ils étaient exténués et trempés, mais ils étaient loin d’avoir froid pour autant !

Le renard qui avait sonné le top départ au début de la course, se fraya un passage au milieu de la foule, et sortit de derrière son dos, une magnifique coupe sculptée dans le bois du gentil arbre qui avait gentiment accepté de transformer son tronc pour y aménager le toboggan géant.

Après avoir remercié le renard, Tobia se demanda ce qu’il pouvait bien y avoir derrière la petite porte coulissante de la coupe…

Il entreprit de la pousser doucement avec son doigt, et tout à coup, un retentissant cri joyeux sortit d’un petit coucou qui cria très fort : « Hip hip hip hourra ! Vive le grand gagnant de la course du lac des cygnes ! »

Tobia fut tellement surpris qu’il faillit en lâcher sa coupe ! Tout le monde se mit à rire autour de lui, et l’après-midi se termina sur cette très belle course effrénée.
La lune commençait déjà à pointer le bout de son nez, tandis que le soleil s’en allait se coucher.

Les animaux se dirigèrent vers une grande prairie où les organisateurs de la fête avaient pris soin d’installer une piste de danse, avec des lampions partout, et de grandes tables avec de belles choses à manger.


Sur le côté, des musiciens commençaient à jouer des airs de danse endiablés. Vol au Vent invita Vagabonde à aller danser avec lui. Il lui prit la patte et se dirigea vers la piste de danse en compagnie de leurs souricettes.

Comme les petites ne savaient pas très bien danser, elles se contentaient de tourner dans tous les sens, et de suivre le rythme de la musique comme bon leur semblait. La soirée battait son plein. Tous les animaux étaient très heureux de cette journée, et la fête dura jusqu’à tard.
Puis comme les bébés animaux commençaient tous à s’endormir, les parents décidèrent d’aller finalement se coucher, car une longue journée les attendait encore le lendemain.

La nuit se passa très paisiblement, les arbres de la forêt semblaient continuer la fête de leur côté, puisque de temps en temps on pouvait entendre comme des rires caverneux et lointains s'élever des troncs d’arbres.
À l’aube le lendemain matin, tous les animaux se réveillèrent à leur rythme. Tous les oiseaux de la forêt souhaitèrent le bonjour par un concert de gazouillis qui fit plaisir à chacun.

La petite famille de Vagabonde et Vol au Vent se leva pour aller prendre son petit déjeuner en compagnie de leurs amis. Tobia et Muguette la renarde étaient déjà en train de se servir une part de délicieux flan aux pommes. Les souricettes qui étaient encore toutes ensommeillées, se dirigèrent vers les grandes tables et commencèrent à manger à leur tour.
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Chapitre 7: Le concours de gâteaux!

Une fois que le repas fut terminé, tous les animaux se dirigèrent ensuite de nouveau vers les grandes allées de la fête. Il était prévu aujourd’hui par les organisateurs, un magnifique spectacle ainsi que d’autres activités pour les petits et les grands.

Capucine qui s’était mise aux fourneaux avec sa maman pour la première activité de la journée s’approcha du stand et déposa fièrement son gâteau.
Elle constata un peu inquiète que les autres petits participants s’étaient eux aussi appliqués et regarda Vagabonde avec un œil pas très rassuré.

Sa maman calma ses craintes, en lui expliquant que l’important dans un concours, n’était pas de savoir qui allait gagner, mais simplement de s’amuser et d’apprécier les performances de ses adversaires.

L’organisatrice de ce concours était une charmante lapine, qui avait des années d’expérience dans les gâteaux, et qui se léchait les babines en voyant toutes ces magnifiques pâtisseries plus réussies les unes que les autres.

Lorsque tous les gâteaux furent déposés sur la grande table, la dame lapine annonça qu’elle allait choisir deux gagnants en fonction de la beauté de leur gâteau et de leur goût.
Elle commença donc à inspecter toutes les belles pâtisseries et fronça les sourcils, car elles étaient toutes aussi belles les unes que les autres.


Il y avait notamment un gâteau en forme de fleur, un autre en forme de nounours, un autre en forme de citrouille, et le plus original d’entre tous était certainement celui de Capucine qui représentait le visage de sa maman.

Les petits animaux regardaient la dame lapine, et espéraient tous remporter le titre de meilleur pâtissier de ce concours. Après quelques minutes de réflexion, elle prit une fourchette et entreprit de goûter aux différents gâteaux.
Elle commença par celui en forme de fleur. Ses pétales étaient roses et avaient un bon goût de fraise, et la dame lapine s’en lécha les babines.

Puis elle passa au gâteau en forme de nounours. Elle piqua sa fourchette au milieu du ventre, et frémit de plaisir quand elle sentit sur sa langue un délicieux goût de chocolat. Puis ce fut au tour du gâteau en forme de citrouille.

La dame lapine cette fois-ci, recracha sa bouchée, car le tout petit blaireau qui l’avait préparé avait dû se tromper dans les ingrédients. Au lieu du sucre, il avait mis du sel.

Du coup, cela donnait un gâteau à la vanille et au sel !
Lorsqu’il vit le visage de la dame lapine en recrachant sa bouchée, le petit blaireau pleura et se cacha le visage contre la robe de sa maman.
La dame lapine lui expliqua en riant que tout le monde pouvait faire des erreurs, et qu’il ne fallait surtout pas pleurer pour si peu.

Puis ce fut au tour du gâteau de Capucine d’être goûté. La dame lapine piqua donc sa fourchette au milieu du visage de Vagabonde, et émit un soupir de satisfaction.
Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas goûté d’aussi bon gâteau, et elle félicita la souricette pour ses talents.



Puis elle reposa sa fourchette, et mit quelques secondes avant d’annoncer qui étaient les grands gagnants du concours.
Elle regarda le petit blaireau et lui annonça qu’il n’avait pas gagné aujourd’hui, mais qu’en raison de son jeune âge, elle lui décernait quand même un joli ruban rouge pour le féliciter de sa participation et de la forme de son gâteau en citrouille.

Le petit blaireau sauta de joie en attrapant le ruban et sauta dans les pattes de sa maman qui lui fit un gros bisou sur le front.
Puis la dame lapine se tourna ensuite vers Capucine et lui tendit un joli ruban bleu pour la récompenser de son gâteau au goût si exquis. La souricette était très contente de recevoir cette récompense, et remercia sa maman de l’avoir aidé à le confectionner.

Puis la deuxième gagnante du concours fut une petite demoiselle hérissonne pour son merveilleux gâteau en forme de nounours. La dame lapine la félicita et lui tendit son ruban bleu en arborant un joli sourire.

Puis tous les participants eurent enfin le droit de déguster leur gâteau. Ils goûtèrent les différentes pâtisseries et se félicitèrent les uns les autres.
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Chapitre 8: La course de nénuphars!

Capucine et Vagabonde rejoignirent ensuite le reste de leur famille pour assister à une course de nénuphars. Cette course avait lieu sur un petit étang. Valentine et Gwendoline voulurent absolument y participer, et c’est ainsi qu’elles sautèrent allégrement sur un grand nénuphar.

Comme elles étaient très jeunes, l’organisateur de la course les avait autorisés à se mettre à deux sur le même nénuphar.
Les participants pouvaient s’aider d’une rame pour manœuvrer et pagayer.

Ce qui les motivait à remporter la course, c’est que le gagnant aurait droit à une promenade sur le dos d’une hirondelle. Il pourrait ainsi survoler toute la fête et les environs.


Un castor sonna le signal de départ avec un grand haut-parleur. Immédiatement, Valentine et Gwendoline commencèrent à utiliser leurs rames, mais ne sachant pas comment les manœuvrer, leur nénuphar n’avançait pas d’un pouce.

Elles s’angoissèrent en voyant les autres participants avancer plus vite qu’elles. Vol au Vent leur expliqua alors en criant comme elles devaient s’y prendre, et après quelques ratages, elles commencèrent enfin à pagayer correctement.

Elles se débrouillaient d’ailleurs fort bien, et pouvaient enfin rattraper leur retard. Un furet qui était très adroit avec sa rame, avait pris une belle avance et paradait devant les autres participants en se vantant d’être le gagnant.

Un tout petit mulot qui avait une force incroyable pour sa taille le dépassa discrètement, car le furet ne l’avait pas aperçu sur son nénuphar, et donc ne fit pas attention à lui.

Celui-ci riait dans ses moustaches et se moquait du furet arrogant. Ce n’est que lorsque ce dernier s’aperçut que tout le monde avait pris de l’avance sur lui, qu’il se mit à paniquer et à essayer de rattraper son retard.

Seulement dans sa précipitation, il ne vit pas le banc de canards qui s’était mis à barboter juste devant lui.
Il en fut tellement surpris qu’il en tomba dans l’eau ! Il cria au secours, car il ne savait pas nager, il se débattait dans tous les sens, et c’est Flip, une loutre, qui vint à sa rescousse.

Elle plongea dans l’eau, et nagea jusqu’au malheureux furet qui commençait à couler ! Toute l’assemblée se mit à rire quand elle vit que les canards qui avaient causé l’accident étaient montés sur le nénuphar du furet et se laissaient maintenant dériver en criant de joyeux « coincoins ».

Pour les autres participants, la course n’était pas encore terminée. Valentine et Gwendoline étaient au coude à coude avec le tout petit mulot.
Voyant que chacun d’eux était à bout de souffle, deux grosses libellules vinrent à leur rescousse. Elles décidèrent de pousser les nénuphars avec leurs pattes pour aider les petits animaux.


La course était serrée, car les deux libellules se livraient une guerre sans merci. Elles se bousculaient et faillirent plusieurs fois faire basculer les passagers des nénuphars qui se cramponnaient en riant.

Finalement, après quelques péripéties, l’une des deux libellules parvint à rejoindre l’autre rive de l’étang. Valentine et Gwendoline sautèrent de joie lorsque l’organisateur de la course vint leur déclarer qu’elles avaient gagné.

Elles sautèrent au cou du crapaud qui faillit tomber sous un tel assaut. Puis comme promis, il leur annonça qu’elles avaient droit à une promenade sur le dos d’un oiseau.

Les deux souricettes qui avaient bon cœur demandèrent au crapaud si elles pouvaient inviter le petit mulot qui avait terminé la course avec elles à se joindre à leur promenade. Le crapaud accepta volontiers, car dans cette grande fête, les animaux étaient là pour s’amuser avant tout.

Le petit mulot en fut très reconnaissant aux deux sœurs, et leur fit même un petit bisou sur la joue. Puis une hirondelle s’avança alors, et leur proposa de monter sur son dos. Les jeunes animaux s’exécutèrent et ils crièrent de joie lorsque l’hirondelle prit son envol.

Le vent leur soufflait dans les poils, ils avaient une vue magnifique, et tous les animaux leur paraissaient bien petits vus d’en haut. L’hirondelle leur fit survoler la grande fête, et s’engouffra même dans le tronc du gentil arbre dans lequel était aménagé le grand toboggan.

Les deux souricettes et le mulot étaient surexcités, ils riaient et criaient joyeusement. L’hirondelle qui était farceuse, décida de faire un piqué droit sur un blaireau, et lui chipa au passage son chapeau.

Celui-ci se demandait ce qu’il s’était passé, car il ne vit pas l’hirondelle reprendre son envol. Celle-ci, après avoir survolé l’ensemble des animaux, lâcha le chapeau, qui atterrit sur la tête de Capucine.

Quelle ne fut pas la surprise de la souricette lorsqu’elle ne vit plus rien. En effet, le chapeau du blaireau était très grand, et il la recouvrait entièrement.

Églantine qui avait vu l’hirondelle, ria en soulevant le chapeau et lui expliqua toute l’affaire.
Après quelques minutes, l’hirondelle survola une grande allée et atterrit sur une estrade.

Les jeunes passagers descendirent de son dos et la remercièrent mille fois pour cette formidable promenade. L’hirondelle leur sourit et reprit son envol majestueusement.
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Chapitre 9: Le concours de déguisements



L’estrade sur laquelle les petits animaux se trouvaient était celle où aurait lieu le concours de déguisements. La famille de Valentine et Gwendoline arriva, et Vol au Vent portait dans ses pattes un grand carton contenant les costumes de ses souricettes.
Lorsque le concours commença, tous les jeunes participants grimpèrent sur l’estrade et défilèrent devant le public.

Le choix du gagnant serait difficile à faire, car tous les costumes étaient très beaux.
Valentine était déguisée en une belle fraise appétissante.
Gwendoline s’était mise dans la peau de Tobia le bon hérisson docteur qui rit de bon cœur en voyant sa doublure. Rose quant à elle, était devenue un bel arbre rempli de belles feuilles vertes.

Églantine s’était transformée en une très jolie fleur, et enfin Capucine avait pris l’apparence d’un bel oiseau dont les plumes semblaient douces et soyeuses.
Les autres participants avaient eux aussi eu beaucoup d’imagination puisqu’une demoiselle lapine s’était déguisée en joli papillon avec deux grandes ailes très colorées.


Un petit souriceau s’était transformé en abeille, et il avait même pris soin de se coller une épine de rose pour faire son dard. Cela lui valut de se faire gronder plusieurs fois, car comme il était très maladroit, il avait piqué nombre d’animaux avant de monter sur l’estrade !

L’organisatrice du concours, une jolie dame hérissonne, demanda alors à un petit comité d’animaux d’attribuer des notes à chaque participant.
Valentine obtint un six sur dix.

Elle en fut un peu déçue, mais retrouva bien vite le sourire lorsqu’elle vit ses parents lui faire un clin d’œil approbateur dans le public.
Gwendoline obtint un sept et demi, Rose, un huit, Églantine un neuf, Capucine obtint également la même note, le petit souriceau décrocha un sept, et enfin la demoiselle lapine avec son joli déguisement en forme de papillon obtint la faveur du jury avec un dix sur dix.

Elle en fut toute contente, et sautilla sur place en battant « des ailes » avec ses pattes et en criant des hourras de satisfaction.
Elle fut acclamée par tout le monde, car son costume était vraiment le plus joli d’entre tous, et ses belles couleurs étaient du plus bel effet.

La dame hérissonne lui remit une belle médaille que la lapine enfila autour de son cou d’un air très fier. Ses parents montèrent sur l’estrade et lui firent un énorme câlin.

Gwendoline alla voir Tobia et lui demanda si son costume lui plaisait. Le gentil hérisson lui tapota la tête en riant et la félicita pour l’originalité de son déguisement.
Puis il la prit dans ses pattes et annonça à tout le monde en plaisantant qu’il avait à présent une petite apprentie avec lui !
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Chapitre 10 : Promenade dans le labyrinthe végétal!



Un peu plus tard dans l’après-midi, la famille de Vagabonde et Vol au Vent se dirigea vers un labyrinthe végétal.
Les concepteurs de ce labyrinthe étaient deux frères renards. Ils avaient mis plusieurs saisons avant de le terminer et en étaient très fiers.

Il y avait de nombreux chemins à emprunter, et le but de ce dédale était de trouver cinq panneaux présentant une énigme à résoudre avant de trouver enfin la sortie.

Les souricettes étaient toutes excitées à l’idée de courir dans les différents couloirs. Leurs parents leur recommandèrent de ne pas s’éparpiller afin qu’elles ne se perdent pas. La famille entra donc dans le petit labyrinthe. Aussitôt, Valentine et Gwendoline commencèrent à courir en avant en criant.
Elles voulaient trouver le premier panneau rapidement. Rose, Capucine et Églantine restèrent bien sagement à côté de leurs parents tout en trottinant devant eux.
Au bout de quelques minutes, Valentine et Gwendoline s’arrêtèrent et crièrent au reste de leur famille qu’elles avaient trouvé la première énigme.

Celle-ci était la suivante : « J'ai deux pieds, six jambes, huit bras, deux têtes et un œil, qui suis-je ? » Les souricettes étaient bien embêtées, car elles avaient beau se creuser la tête, elles ne trouvaient pas la réponse.

Ce n’est que lorsque Vol au Vent leur demanda si cela était possible à leur avis d’être constitué de cette manière, que les souricettes lui répondirent que ça ne l’était pas à moins d’être un menteur. Bingo !
Elles tenaient la réponse ! Vagabonde les félicita, et fit un clin d’œil complice à son mari.

Puis la petite famille continua sa progression. Elle se perdit dans de nombreux couloirs, et n’arrivait pas à savoir si elle avançait ou revenait en arrière. Néanmoins, les souricettes ne perdirent pas leur entrain, et continuaient à courir.
Peu de temps après, elles trouvèrent la deuxième énigme. Celle-ci demandait : « Trois poissons sont dans un seau. L’un meurt. Combien en reste-t-il ? »

Aussitôt, les cinq souricettes répondirent qu’il en restait deux.
Mais leur maman, qui avait senti le piège, leur demanda ce qu’il était advenu du poisson qui était mort. Alors les petites lui répondirent qu’il était resté dans le seau.

Et là, leur visage s’illumina en comprenant qu’en fait, il restait toujours trois poissons dans le récipient !
Elles rirent de leur mauvaise réponse de départ, et continuèrent à courir à la recherche de la prochaine énigme.


Églantine qui commençait à se fatiguer demanda à son papa si elle pouvait monter sur son dos. Celui-ci accepta volontiers, et la fit monter sur ses épaules, et s’amusa à faire le cheval avec elle.

Rose demanda à sa maman si elle pouvait grignoter quelque chose, car elle mourrait de faim à force de courir constamment. Vagabonde lui donna alors quelques biscuits secs au bon goût de cerise.

La souricette se lécha les babines et dévora son premier gâteau sous l’œil amusé de sa maman. Puis les cris de Valentine, Gwendoline et Capucine leur signalèrent qu’elles avaient trouvé la troisième énigme.

Arrivée devant le panneau, la famille put donc lire : « Je peux voler, mais je n'ai pas d'ailes, je peux vous pousser, mais je n'ai pas de mains. Et je suis invisible. Qui suis-je ? » La famille parut perplexe devant cette énigme, et mit plusieurs minutes avant de se rapprocher de la réponse.
Finalement, c’est Capucine qui cria bien haut la solution. Pour elle, la réponse était le vent !

Elle se souvenait d’un jour très venteux, où elle avait été poussée par celui-ci, et s’était demandé comment faisait le vent pour la pousser si fort alors qu’elle ne le voyait pas. Sa famille la félicita pour sa logique, et continua son chemin.

Arrivée au détour d’un couloir, celle-ci s’aperçut qu’il y avait un grand espace de jeux pour les enfants. Les souricettes très heureuses, coururent alors vers les balançoires et les autres jeux d’amusement.


Vagabonde et Vol au Vent purent alors se reposer un peu à l’ombre d’une haie tout en regardant leurs souricettes courir et s’amuser.
Peu après, les parents proposèrent à leurs petites de reprendre leur route, et c’est ainsi que la quatrième énigme se présenta à eux.
Voici ce qu’elle disait : « En me levant, je ne fais pas de bruit, mais je réveille tout le monde. Qui suis-je ? »

La famille dut encore se creuser les méninges pour trouver la réponse, car elle ne voyait pas de qui il pouvait s’agir. Églantine suggéra alors qu’il ne s’agissait peut-être pas d’un animal.

Si la piste était la bonne, qu’est-ce donc qui pouvait bien réveiller tout le monde sans faire de bruit ? Rose cria alors toute excitée qu’il devait s’agir du soleil ! Car elle se souvenait d’un beau matin d’été, où elle fut réveillée à cause de la lumière du soleil sur ses yeux.

Il n’y avait alors aucun bruit dans la maison, mais tout le monde à l’intérieur avait été réveillé à cause des rayons éblouissants du soleil qui avaient filtré à travers les rideaux.
Rose fut toute contente d’avoir trouvé la réponse et sauta de joie. Il ne restait plus à présent qu’à trouver la cinquième et dernière énigme avant de tomber sur la sortie du labyrinthe.

Celle-ci fut plus difficile à trouver que les autres. Ce n’est qu’après avoir tourné en rond pendant très longtemps que Gwendoline qui courait devant sa famille leur annonça très contente qu’elle venait de la trouver.

La famille en fut bien soulagée, et se dépêcha de la rejoindre. Sur le panneau, il était indiqué : « Vous êtes dedans, mais vous ne l'êtes pas réellement ». Encore une énigme où la solution n’allait pas être facile à trouver !

La famille réfléchit : comment pouvait-on se trouver dans quelque chose sans y être réellement ? Après plusieurs minutes d’intenses réflexions, Vol au Vent eut une illumination !
Il cria tellement fort sa réponse, que toute sa famille en sursauta ! Et si c’était un miroir ? Il se souvenait d’un soir, alors que la petite

Églantine venait de mettre une jolie robe pour l’anniversaire d’une amie, lui avoir dit que ce n’était que son reflet qu’elle voyait dans le miroir, et qu’en réalité elle ne s’y trouvait pas réellement.
Églantine lui ayant demandé comment cela se faisait-il qu’elle se trouve dans le miroir et en même temps à côté de son papa. La réponse parue évidente à Vagabonde et ses souricettes qui félicitèrent bien fort Vol au Vent en l’acclamant joyeusement.

Après avoir franchi le dernier couloir menant à la sortie du labyrinthe, quelle ne fut pas la surprise de la famille d’apercevoir au loin, une énorme tête de renard sculptée dans des feuillages, et qui débouchait sur un long tunnel végétal.
Intriguée, la famille s’approcha et constata qu’il y avait toutes sortes de miroirs à l’intérieur.


En entrant dans le tunnel, les souricettes rirent en constatant que les miroirs pouvaient soit les allonger et leur donner une forme longiligne, soit les faire grossir et les faire ressembler à d’énormes souris bedonnantes.
Une joyeuse ambiance régnait à l’intérieur, et lorsque la famille sortit du tunnel, elle fut accueillie par les deux frères renards qui avaient élaboré le labyrinthe.

Ils leur demandèrent si tout s’était bien passé, et si la visite leur avait plu. Les souricettes leur expliquèrent qu’elles s’étaient beaucoup amusées avec les énigmes, et qu’elles n’avaient jamais visité de labyrinthe auparavant.

Vagabonde et Vol au Vent les félicitèrent chaleureusement pour leur formidable travail et leur belle imagination. Les renards furent enchantés de recevoir de si gentils éloges, et leur promirent de trouver encore plus d’énigmes à résoudre pour la prochaine fête qui aurait lieu dans cinq ans.


Chapitre 11: Quel spectacle magnifique!

Comme le soir approchait, la gentille famille souris, se prépara à aller rejoindre les autres animaux pour la dernière soirée de la grande fête. En arrivant sur la prairie, tous les lampions avaient déjà été allumés et les tables étaient garnies de plats majestueux et appétissants.

Les musiciens étaient à nouveau en place et commençaient à jouer de la musique entraînante. Tandis que les uns mangeaient et riaient, les autres dansaient sous le rythme effréné des instruments de musique.

Puis quand le soleil fut bien couché, et que la lune avait pris sa place, tous les animaux furent surpris d’entendre des battements de tambour derrière eux, suivis d’un concert de gazouillis dans le ciel.

En levant la tête, ils aperçurent comme un immense feu d’artifice, sauf que ça n’en était pas un ! À la place, des centaines d’oiseaux volaient haut dans le ciel, et portaient dans leur bec une lanterne de couleur différente.
Ce qui donnait un très beau spectacle, et conquit immédiatement tous les animaux qui s’émerveillèrent devant tant de beauté.

Les oiseaux volaient dans de formidables mouvements synchronisés, et à chaque coup de tambour, ils prenaient une direction différente, donnant l’illusion d’un véritable feu d’artifice !
Ils créèrent la surprise générale et une petite frayeur dans l’assemblée quand ils se dirigèrent tous ensemble vers le sol, et rasèrent la tête de tous les animaux avant de reprendre leur envol et de s’éparpiller ensuite dans le ciel en reprenant leurs mouvements synchronisés.

Lorsque le dernier coup de tambour retentit avec une dernière explosion d’oiseaux dans le ciel, tous les animaux applaudirent à tout rompre et crièrent bien fort leur émerveillement face à un si beau spectacle.

Les oiseaux se posèrent alors au milieu de la foule qui leur fit les plus grands honneurs en les sifflant d’admiration. Ils étaient essoufflés, mais heureux d’avoir remporté un si grand succès.

La soirée battit son plein jusque tard dans la nuit, car aucun animal ne voulait voir se terminer cette célébration magnifique qu’était la grande fête aux mille délices.
Ainsi donc se terminèrent ces formidables festivités dont tous les animaux garderaient un excellent souvenir et de merveilleuses images dans la tête.
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