Livres parlant de légendes à travers le monde

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Livres parlant de légendes à travers le monde

Message par Vagabonde et Vol au Vent le Jeu 15 Déc - 11:37

Un livre excellent qui raconte sous forme de contes, comment les animaux et les humains ont été crées quand la Terre était encore jeune, mais aussi d'autres histoires très attachantes à lire à vos enfants pour les bercer le soir dans leur lit.

Beaux rêves garantis à chaque nuit! Very Happy


Un petit florilège des meilleurs contes du livre:

1) La création des premiers Indiens

2) Quand les animaux et les oiseaux furent crées

3) Création de la race rouge et de la race blanche

4) L'épouse de la lune

5) Comment les grands chefs firent la lune et le soleil

6) Origines des clans

7) Le chant des chevaux

8)Origine du feu

9) Pourquoi l'Étoile du Nord ne bouge pas

10) La légende de l'ours blanc

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L’épouse de la Lune

Il y a bien longtemps, dans un grand village tribal, vivaient deux cousines. Les soirs de lune, elles aimaient jouer sur la plage. Elles prétendaient que la Lune était leur époux et passaient toute la nuit à admirer et aimer l’homme de la Lune.

Pour s’abriter, elles s’étaient fait un toit d’un grand bateau de peau et, au cours de la nuit, elles changeaient de place afin de se trouver toujours face à la Lune.  Lorsqu’au matin elles rentraient chez elles, leurs parents leur demandaient où elles étaient allées.

Elles répondaient qu’elles avaient regardé la Lune jusqu’à ce qu’elle disparût. De nombreux membres de leur famille les avaient entendues déclarer qu’elles aimaient la Lune et qu’elles auraient voulu être elles-mêmes des lunes.

Un soir, avec d’autres jeunes gens de la tribu, elles s’amusaient sur la plage quand la nuit tomba, décidant leurs amis à rentrer chez eux. Mais les deux cousines restèrent sur la plage. Quand la Lune disparut à leur vue, l’une d’elles protesta : « Pourquoi l’astre se cache-t-il si brusquement ? J’aime jouer avec lui, baigner dans sa lumière. »

« Moi aussi, dit l’autre. Il n’était pas minuit que la Lune était déjà derrière les nuages. » Jusque-là, les deux cousines n’avaient pas remarqué que leurs jeux de la soirée les avaient toutes décoiffées et mis leurs vêtements en désordre.
Elles sursautèrent lorsque la voix d’un jeune homme se fit entendre et qu’il vint à elles. « Vous avez déclaré votre amour pour moi, dit-il. Je vous ai observées et je sais que vous m’aimez ; Je suis donc venu vous chercher.

Mais comme mon travail est très dur, je ne peux prendre qu’une seule de vous deux- la plus patiente. » Chacune le supplia de la choisir. Alors, il leur déclara : « J’ai décidé de vous prendre toutes les deux. Et maintenant, fermez les yeux et gardez-les fermés. »

Il les empoigna par les cheveux et, dans la seconde, elles filaient à travers les airs. L’une d’elles trouvant le temps long ouvrit les yeux, et aussitôt se mit à tomber, tomber, tomber, laissant ses cheveux dans la main du jeune homme.

Elle se retrouva tout à cout à côté du grand bateau de peau, à l’endroit-même où elle l’avait quitté. La cousine patiente garda les yeux clos jusqu’au bout et, et au matin, elle se découvrit installée dans le confortable bateau de peau de la Lune. Elle y vécut comme l’époux de l’astre, heureuse de l’aimer.

Il dormait généralement pendant le jour, et travaillait la nuit. Mais souvent aussi, il partait le matin et revenait le soir. Parfois il sortait de midi à minuit. Ces horaires irréguliers intriguaient son épouse. Mais jamais il ne lui expliqua ce qu’il faisait pendant ces absences.

Vexée par son silence et son indifférence, la jeune épouse attendit aussi longtemps qu’elle le put. Un jour enfin, n’y tenant plus, elle demanda : « Tu sors tous les jours, tous les soirs, toutes les nuits, et tu ne me dis jamais ce que tu fais. Quels gens fréquentes-tu pendant que je suis là à t’attendre ? »

-Je ne fréquente personne. Il n’y a pas de gens pour moi ici, dit-il. Je dois effectuer un travail très important et je ne peux pas passer tout mon temps avec toi.

-Puisque ton travail est si dur, pourquoi ne pas m’emmener avec toi à l’occasion pour que je puisse t’aider ?
-Mon travail est trop dur pour toi, répondit-il. Si je t’ai ramenée ici, c’est parce que je n’avais plus de repos tant que tu étais en bas, avec ta jolie cousine, à me regarder et à me taquiner constamment.
Alors, ne fais pas la sotte, tu ne peux pas m’aider. Reste à la maison et sois heureuse pour moi lorsque je rentre.

-Tu ne veux tout de même pas que je reste à la maison sans jamais en bouger ? »
Elle se mit à pleurer : « Puisque je ne peux pas t’accompagner, est-ce que je peux sortir seule de temps en temps ?
-Bien sûr. Tu peux aller où tu voudras, sauf dans les deux maisons que tu vois là-bas. Dans le coin de chacune d’elle, se trouve un rideau derrière lequel tu ne dois jamais regarder. »

Sur cet avertissement, il quitta le bateau de peau, et ce soir-là, il semblait plus pâle qu’à l’ordinaire. Un peu plus tard, elle sortit faire une promenade. Elle alla très loin, essaya différentes directions mais ne rencontra personne.

Elle s’engagea dans diverses courtes pistes et vit, dans chacune, un homme étendu, le visage tourné vers le bas. Leur décochant des coups de pied, elle prit plaisir à les déranger. Chacun se retournait alors pour la regarder de son œil unique et brillant, avant de s’écrier : « Pourquoi me faire ça à moi ? Je travaille, je suis occupé. »

Après leur avoir donné à tous des coups de pied, lassée, elle rentra chez elle en courant. En chemin, elle vit les deux maisons interdites et bien sûr, il fallût qu’elle allât y voir. Un rideau barrait l’un des coins de la première. Elle ne put résister au désir de regarder dessous.

Là, elle vit une demi-lune, un quartier de lune et un petit croissant de lune. Dans la seconde maison, elle trouva une pleine lune, une lune presque pleine et une autre lune plus qu’à moitié pleine.

Songeant à tous ces beaux morceaux de lune, elle se dit qu’il serait anodin mais fort divertissant d’en essayer un, juste pour voir. Le morceau de lune presque pleine lui plaisait particulièrement. Elle le posa contre sa joue, à laquelle il resta collé.

« Aï, Aï, Aï ! » S’écria-t-elle. Mais elle eut beau tirer en tous sens, il refusait de se décoller. Craignant un prompt retour de son mari, elle se hâta de rentrer, se jeta sur le lit et se couvrit la moitié du visage.
C’est ainsi qu’il la trouva, étendue et se plaignant que son visage lui faisait mal. Comme il soupçonnait vaguement la vérité, il alla vérifier, et à son retour, il l’interrogea sur la lune manquante.

« Oui, avoua-t-elle, je l’ai essayée pour m’amuser et maintenant, je ne peux plus l’enlever. » Il en rit et en rit encore, puis doucement il la lui ôta. Le voyant de si belle  humeur, elle lui raconta sa passionnante journée, en insistant plutôt sur ses jeux avec les gens à l’œil unique éparpillés à travers le ciel.

« Ce sont les étoiles, dit-il d’un ton de reproche. Maintenant, puisque de ton plein gré tu as mis cette lune sur ton visage, tu peux désormais la porter et m’aider dans mon dur travail. Je vais terminer ma tournée avec la pleine lune ; ensuite, tu prendras ton tour pour finir le mois pendant que je me repose. »

Elle accepta bien volontiers cet heureux arrangement et, depuis ce jour, l’homme de la Lune et sa dame de la Lune se partagent le travail. Very Happy
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