À la recherche des parents de Breizhanne!

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À la recherche des parents de Breizhanne!

Message par Vagabonde et Vol au Vent le Lun 28 Nov - 9:57




Une mission de secours partie à la recherche d’une famille…

Où chacun éprouvera du chagrin, de la terreur, et des sensations fortes !

Entre un terrible incendie qui va détruire une forêt entière.

Des marécages où chaque pas peut vous mener à la mort.

Et un immense hibou menaçant qui voudra dévorer nos héros.

Les choses vont se compliquer encore plus quand la famille sera retrouvée…

Les compagnons vont-ils arriver au bout de leur mission ?

Rien n’est certain…

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Chapitre 1 : En route pour un long voyage !

Le lendemain du sauvetage de la petite Valentine qui s’était retrouvée enterrée dans un vieux terrier abandonné, tous les animaux se concertèrent pour aider Breizhanne qui avait été d’une aide précieuse je jour précédent.

Celle-ci s’était perdue en jouant avec ses frères et sœurs dans une rivière dont le courant l’avait emportée voici quelque
temps.

Elle s’était retrouvée dans la forêt de nos amis, et ne savait pas comment retrouver sa famille.

Au bout de quelques minutes de réflexion, il fut décidé de monter une expédition afin de ramener la petite chienne à ses parents.

Il y eut beaucoup de volontaires, mais il fallut tout de même en choisir seulement quelques-uns parmi les plus courageux.

Enfin l’équipe fut choisie. Elle se composait de Vagabonde et Vol au Vent qui tenaient absolument à aider à leur tour la jeune chienne qui avait fait beaucoup pour sauver Valentine.

Leurs cinq souricettes seraient confiées à leurs meilleurs amis, Max et Marguerite durant leur absence.

Ensuite, il y eut également Tobia, le hérisson docteur, qui pouvait se rendre très utile en cas de blessure ou d’accident.

Et enfin, Jerry le furet, qui par sa débrouillardise et son dévouement tenait à faire partie de l’expédition.

C’est ainsi que fut constituée la mission de secours pour tenter de retrouver la famille de Breizhanne.


L’équipe partirait tôt le lendemain aux premières lueurs du soleil. Elle prendrait la direction de l’Est, là où remonte la rivière, et emmènerait des vêtements bien chauds, ainsi que le matériel de médecine de Tobia.

Dans l’après-midi, tous les animaux organisèrent une petite fête d’au revoir pour souhaiter bonne chance à leurs amis.

Un très beau banquet fut dressé, et chacun essayait de garder le sourire, même si les esprits étaient inquiets à l’idée d’un tel voyage.

Cependant l’humeur était joyeuse, car dans la forêt de Vagabonde et Vol au Vent, les animaux restaient rarement tristes.

Au petit matin, alors que le soleil venait juste de se lever, la forêt s’anima très vite. Tout le monde savait que les membres de l’expédition tenaient à partir rapidement.

Aussi, alors que beaucoup d’animaux étaient encore ensommeillés, chacun dit un petit mot d’encouragement à ses amis.

Vagabonde ne pouvait s’empêcher d’embrasser plusieurs fois chacune de ses souricettes.

En tant que maman, elle avait beaucoup de mal à s’en séparer. Elle leur fit promettre d’être bien sages et d’obéir à Max et Marguerite.

Églantine ne cessait de lui tenir la patte, inquiète à l’idée de voir ses parents partir pour un si long voyage.
Ses sœurs tentèrent de la consoler, car elle se mit à pleurer. Vol au Vent la prit alors dans ses pattes, et lui fit un gros câlin.

Il lui murmura dans l’oreille qu’ils seraient de retour très vite, et qu’elle n’avait rien à craindre pour eux.

Puis il essuya ses larmes, et la reposa sur le sol tout en faisant un dernier bisou à ses sœurs.

Jerry annonça le départ, et la petite équipe s’en alla en adressant de grands signes d’au revoir à tous leurs amis réunis.

Leur journée se passa à se diriger vers la rivière et à la suivre. Puis ils s’arrêtèrent en route pour manger un morceau.

Comme le coin était rempli de baies et de fruits rouges, ils purent se régaler et reprendre la route le ventre plein.

Le soir, alors que Breizhanne se baignait les pattes au bord de la rivière, elle aperçut un poisson qui nageait dans sa direction.


Aussitôt, elle se mit en tête d’essayer de l’attraper en le faisant sauter hors de l’eau avec sa patte.

Seulement, elle fit plus d’éclaboussures qu’autre chose, et le poisson était déjà bien loin.

Vagabonde qui s’était trouvée à côté à ce moment-là, fut tout éclaboussée, et se mit en colère après Breizhan car elle tremblait de froid, et le soleil n’allait pas tarder à se coucher.

La petite chienne s’excusa auprès d’elle, et Vagabonde lui pardonna très vite en voyant son minois tout triste. Elles rirent ensuite de bon cœur de sa bêtise.

Après avoir mangé, Tobia annonça qu’il était temps pour tout le monde d’aller se coucher.

Ils s’installèrent donc aussi confortablement que possible pour passer leur première nuit loin de leurs amis et familles.

Seulement, comme le soleil était maintenant couché, il faisait très froid, et ils commencèrent à frissonner. C’est alors que Breizhanne eut une excellente idée.

Elle proposa à ses amis de se blottir contre elle pour la nuit. Entre ses poils ils n’auraient plus froid, et auraient l’impression de dormir dans un bon duvet chaud et moelleux !

En entendant cette formidable proposition, tout le monde l’acclama et accepta de bon cœur.

Sauf Tobia, qui à cause de ses piquants dû s’enrouler sur lui-même pour passer la nuit, et ainsi se réchauffer du mieux qu’il pût.

Toutefois, grâce à Breizhanne, il put récupérer toutes les couvertures de ses compagnons, et s’enrouler entre elles toutes.

Il était d’ailleurs tellement bien emmitouflé, qu’ils ne le virent même plus ! Tout ce qu’ils pouvaient voir, c’était une grosse boule multicolore, ainsi qu’un petit bout de museau qui dépassait à peine !


Grâce à la chaleur de Breizhanne, Vagabonde, Vol au Vent et Jerry passèrent une excellente nuit.

Le lendemain matin, ce fut Jerry qui se réveilla le premier. Après s’être étiré les pattes, et baillé un bon coup, il alla se mouiller le visage à la rivière, et entreprit de réveiller ses amis.

Quelques minutes après, une fois que tout le monde fut levé, et après avoir avalé un rapide petit déjeuner, ils reprirent leur route.

Le soleil chauffait déjà beaucoup, et heureusement qu’il y avait la rivière pour leur rafraîchir les pattes de temps en temps.

Comme celle-ci était très longue, ils mirent une journée entière pour remonter à sa source. Breizhanne leur expliqua qu’elle habitait plus loin en avant de la rivière.

Seulement, comme la petite chienne ne savait pas exactement où se trouvait sa maison puisqu’elle était encore très jeune, les compagnons durent visiter les alentours et demander aux animaux qu’ils croisaient s’ils connaissaient une famille de chiens qui vivait dans les parages.



Ils ne croisèrent qu’un porc-épic à l’air bourru, qui leur dit qu’il ne connaissait aucun chiens, et rajouta, qu’ici les étrangers étaient mal vus, et il leur de demanda de repartir d’où ils venaient.

Jerry s’énerva contre lui et lui répondit qu’ils ne s’en iraient pas avant d’avoir retrouvé la famille de Breizhanne.

Le porc-épic, vexé qu’on lui parle sur ce ton, leur tourna le dos et s’en alla en maugréant.

En continuant leurs recherches, le petit groupe finit par retrouver la maison de la petite chienne.

C’était une grande maison aménagée sous de grands arbres. En la voyant, Breizhanne se précipita à l’intérieur en appelant ses parents.

Seulement, elle constata très vite qu’il n’y avait personne. Ses parents étant partis à sa recherche dès qu’ils surent qu’elle avait disparue.

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Chapitre 2 : Le terrible accident !

Les cinq amis décidèrent de passer la nuit dans la maison, et d’attendre le lendemain pour continuer leurs recherches.

En attendant, Tobia demanda à Breizhanne de leur faire visiter sa maison. La petite chienne accepta de bon cœur, et leur montra la chambre familiale, où étaient déposés sur le sol cinq lits de feuilles.

Puis Vagabonde se proposa de se mettre aux fourneaux et de préparer un délicieux repas pour tout le monde.

Elle demanda à Breizhanne de l’aider pour confectionner de délicieuses crêpes au sirop de framboise.

La petite chienne qui adorait la cuisine, se mit aux fourneaux avec Vagabonde. Après un petit moment, elles sortirent triomphantes de la cuisine, avec une grande assiette remplie de crêpes délicieuses qui laissaient échapper un merveilleux fumet.

Jerry, Vol au Vent et Tobia se mirent à table, et félicitèrent les deux cuisinières.

L’ambiance de la soirée fut chaleureuse, bien qu’étrange dans cette maison vide. Après le repas, tout le monde alla se coucher pour récupérer des forces pour la journée du lendemain.

La maison était silencieuse et plongée dans le noir, quand Vol au Vent se mit à s’agiter dans son sommeil.

Dans son rêve, il entendait des voix appeler au secours, il ne savait pas d’où elles venaient, mais il sentait une urgence imminente.

Il entendait des gémissements d’inquiétude et des voix qui l’appelaient à l’aide désespérément.

Il se réveilla en sursaut quand il entendit un cri déchirant dans la forêt. Du moins c’est ce qu’il pensait.

Il reprit ses esprits durant quelques secondes, et voyant que tous ses compagnons dormaient à poings fermés, il se leva, prit une lanterne, et sortit de la maison pour vérifier d’où venait le bruit qu’il avait cru entendre.

Le pauvre n’était pas rassuré de marcher ainsi seul dans la forêt qui était plongée dans une brume inquiétante.

Il continua de marcher pendant quelques minutes, quand il sursauta violemment après avoir entendu un cri de détresse juste derrière son oreille !


Sous la surprise et la peur, il fit tomber sa lanterne qui prit feu immédiatement.
Désemparé, Vol au Vent resta figé quelques secondes avant de courir à toute vitesse réveiller ses amis.

Il entra en trombe dans la maison endormie et s’empressa de les alerter. Jerry qui avait l’esprit vif se leva immédiatement, prit les sacs et entraîna tout le monde dehors.

Seulement, comme les animaux ont toujours un formidable instinct qui les avertit du moindre danger, les compagnons constatèrent avec angoisse que tous les animaux de la forêt couraient dans leur direction pour échapper au feu meurtrier et rejoindre la rivière.

Ils virent avec horreur des sangliers, des biches, des renards et bien d’autres animaux s’enfuir, apeurés, sans les voir.

D’un seul bond, ils eurent le réflexe de s’écarter, sauf Vagabonde qui n’eut pas le temps de réagir.


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Chapitre 3: La traversée de la rivière

Pendant de longues secondes, le sol trembla sous les pattes des animaux terrifiés. Vol au Vent, Jerry, Tobia et Breizhanne qui ne la voyèrent pas avec eux, pensèrent immédiatement qu’elle s’était faite piétiner.

Vol au Vent voulut aller la chercher, mais Jerry le retint de justesse. Après que le flot incessant d’animaux eut rejoint la rivière, les compagnons coururent pour retrouver Vagabonde.

Vol au Vent poussa alors un cri de détresse immense quand il aperçut son foulard piétiné sur le sol !

Aussitôt ses compagnons vinrent le rejoindre, et ne purent que s’imaginer le pire. Ils cherchèrent rapidement dans les alentours en espérant la retrouver, mais Vagabonde demeurait introuvable.

Lorsque le feu se rapprocha dangereusement, Jerry entraîna ses amis avec lui pour rejoindre la rivière à leur tour.

Lorsqu’ils furent arrivés devant elle, Jerry ordonna à Breizhanne de nager très vite en portant sur sa tête Tobia et Vol au Vent. Lui nagerait devant elle, afin de la guider.

Mais c’était sans compter la peur qui avait envahi la petite chienne depuis que le courant de cette rivière l’avait emportée loin de chez elle.
Elle refusa au départ d’y entrer, mais sous l’urgence de la situation, elle dut se résoudre à affronter sa peur.

Jerry qui lui avait proposé d’attraper sa queue pendant la traversée, entra dans l’eau et commença à nager.


Il dut faire de grands efforts pour ne pas se laisser entraîner par le courant. Breizhanne qui avait du mal à rester à la surface en nageant devait redoubler d’effort pour ne pas faire tomber Tobia et Vol au Vent.
Sous l’effet de la peur et des efforts, elle ne se rendit pas compte qu’elle mordait très fort la queue du pauvre Jerry, qui surmonta sa douleur comme il put.

Finalement, au bout d’un temps interminable, ils finirent par rejoindre l’autre rive. Jerry s’écroula le premier, suivi par la petite Breizhanne qui était exténuée.

Tobia félicita les deux nageurs, puis s’aperçut de la queue ensanglantée de Jerry. Il échangea un coup d’œil avec lui, et comprit aussitôt ce qui s’était passé.

Ils convinrent tous les deux de ne rien en dire à Breizhanne après l’exploit qu’elle venait d’accomplir.

Pendant que celle-ci reprenait son souffle, Tobia lui appliqua discrètement un onguent.
Vol au Vent lui, pleurait un peu plus loin.

Il était avachi et ses épaules tremblaient. Ses trois amis décidèrent de le laisser seul quelques instants.
C’est alors qu’il se produisit un miracle !

Vol au Vent releva la tête, et vit avec stupeur que sa chère Vagabonde se tenait là devant lui, les larmes aux yeux.



Elle se jeta dans ses pattes avant même qu’il ait pu prononcer un mot. Devant son incompréhension et son bonheur, elle lui expliqua toute l’histoire.
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Chapitre 4 : L’heure des explications.

Alors que tous les animaux se précipitaient vers eux, elle sut d’instinct qu’elle n’aurait pas le temps de bondir sur le côté sans se faire piétiner par un sanglier qui fonçait droit sur elle.

Voyant alors une grosse pierre tout près, elle courut se réfugier derrière, en espérant de toutes ses forces qu’il ne lui arrive rien.

Tandis qu’elle fermait les yeux, elle se sentit soudain soulevée dans les airs ! Ouvrant les yeux, elle se rendit compte qu’elle était en train de voler !
Tournant la tête, elle s’aperçut alors qu’on oiseau l’avait prise dans ses serres.

Il l’a déposa doucement sur le sol, après avoir survolé la rivière. Lorsque Vagabonde le regarda d’un air interrogateur et reconnaissant à la fois, l’oiseau lui expliqua qu’il l’avait aperçu de loin, courant se réfugier derrière la grosse pierre.


Voulant la protéger, il avait alors fondu sur elle, et l’avait attrapée pour la mettre à l’abri.
Vagabonde ne sut comment le remercier. L’oiseau lui répondit simplement, qu’il n’avait fait qu’écouter son cœur.

Après l’avoir mille fois remercié, elle se mit à la recherche de ses compagnons en espérant qu’ils aient pu échapper aux flammes.

Ne les trouvant pas, elle se mit à imaginer le pire et pleura à chaudes larmes.

C’est alors qu’une petite voix dans sa tête lui dit de continuer ses recherches et de ne pas désespérer.

Elle se remit donc en marche, et aperçu plus loin, Vol au Vent qui pleurait lui aussi.

Les yeux embués, elle remercia sa petite voix, et couru rejoindre son époux.

Vol au Vent n’en revenait pas. Il avait tellement craint d’avoir perdu sa moitié, qu’il n’arrivait plus à la quitter des yeux.

Jerry, Tobia et Breizhanne s’empressèrent de les rejoindre et d’embrasser à leur tour cette chère Vagabonde.

Quelques minutes après, alors que le feu continuait à brûler, Vol au Vent expliqua à ses amis qu’il voulait s’adresser à tous les animaux sinistrés.

Il grimpa sur le dos de Breizhanne, et ensemble ils demandèrent à avoir l’attention générale.

Lorsque tous les animaux le regardèrent, Vol au Vent expliqua entre ses larmes, que c’était lui qui avait causé l’incendie accidentellement.

Il leur dit qu’il regrettait amèrement d’avoir détruit leur forêt, et qu’il ne se pardonnerait jamais.

Il s’ensuivit un silence pesant. Vol au Vent continuait de pleurer, quand l’oiseau qui avait sauvé Vagabonde, alla se poser près de Breizhanne.

Il regarda tous les animaux, et leur demanda de pardonner à cette pauvre souris qui avait eu le courage d’avouer sa faute.


Il leur expliqua que leur forêt était bel et bien détruite, et qu’ils ne pourraient plus y revenir avant de nombreuses saisons.

Mais il ajouta aussi que la nature étant ainsi faite, les arbres, les plantes, les fleurs et les feuillages finiraient par repousser, et offriraient à nouveau un havre de paix pour ceux qui souhaiteraient y revenir.

Il s’ensuivit encore un silence, mais cette fois-ci les animaux regardèrent Vol au Vent d’un air compatissant.

Puis l’oiseau reprit la parole en se tournant vers lui. Il lui expliqua qu’il était pardonné, et le remercia pour son honnêteté.

Vol au Vent demeura silencieux quelques instants, et remercia à son tour tous les animaux pour leur bonté et leur compassion.

L’oiseau expliqua à ses compagnons que le mieux qu’ils pouvaient faire à présent était de partir vivre chacun de leur côté, et d’essayer de se reconstruire des nids, des terriers et des refuges là où ils pourraient.

Ils reviendraient ensuite, quand leur chère forêt serait revenue à la vie. Cette décision fut approuvée par tous les animaux dans un formidable cri qu’ils poussèrent tous ensemble.

Ils s’apprêtèrent ainsi à s’en aller, en laissant derrière eux leur forêt meurtrie, mais qui heureusement allait revivre pour le bonheur de tous.


Avant leur départ, Jerry s’adressa à eux, et leur demanda s’ils connaissaient la famille de Breizhanne, et s’ils savaient ce qu’elle avait pu devenir.

Un renard lui répondit qu’il la connaissait, mais que depuis qu’elle était partie à la recherche de leur chiot, plus personne ne l’avait revue.

C’est alors qu’une musaraigne s’avança, et leur annonça qu’elle connaissait quelqu’un qui pourrait les renseigner.

Il s’agissait d’un très vieux hibou nommé Zénon, qui habitait très loin en dehors de la forêt.

On disait de lui qu’il avait réponse à tout, et que seuls les animaux désespérés osaient aller le rencontrer.

Les cinq compagnons se concertèrent pour prendre leur décision, car rencontrer un hibou était toujours dangereux, surtout pour des petits animaux.

Après quelques minutes de réflexion, ils acceptèrent néanmoins de le consulter, et demandèrent leur chemin à la gentille musaraigne.

Celle-ci expliqua qu’il leur faudrait traverser des marécages et des bois sombres avant d’arriver devant sa demeure.

Après avoir remercié les animaux, les cinq amis prirent donc la route qui devait les mener au vieux hibou.
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Chapitre 5 : Les marécages

À leur troisième jour de marche, les amis aperçurent des marais un peu plus loin. L’odeur qui s’en dégageait était nauséabonde.

Jerry, qui marchait en avant, conseilla à ses amis de faire attention où ils mettaient les pattes, à cause des marécages.

Lorsque Breizhanne lui demanda ce que c’était, il lui répondit qu’il s’agissait de zones dangereuses qu’il valait mieux éviter si on ne savait pas bien nager.

En général ils n'étaient pas bien profonds, mais certains pouvaient l'être.


Il ajouta qu’on pouvait tout de même s’en sortir, mais que c’était très difficile de tirer la personne emprisonnée, car les sables mouvants semblaient ne pas vouloir la laisser s’échapper.

L’atmosphère pendant qu’ils marchaient était lourde et pesante. Il n’y avait aucune trace d’animaux dans les parages, et pas un seul son ne se faisait entendre.

Ils avaient l’impression d’être les seuls êtres vivants dans ce coin marécageux, et cela les angoissait beaucoup.

Le ciel avait pris une étrange couleur vert pâle, comme si les marécages avaient déteint sur lui.

Par moment, les compagnons s’enfonçaient jusqu’au ventre, et Vagabonde faisait très attention de surveiller Breizhanne, qui parfois regardait le ciel, au lieu d’être attentive où elle mettait ses pattes.
Pendant qu’ils continuaient de marcher, toujours dans un silence de mort, un bruit de corbeau les surprit par-derrière.

Il semblait être devenu complètement fou, car il se mit à les pourchasser ! Jerry cria aussitôt à ses amis de courir le plus vite possible sans se retourner.

Seulement, dans leur précipitation, Vol au Vent n’avait pas fait attention où il mettait ses pattes, et c’est tête la première qu’il plongea dans une grande flaque de boue nauséabonde.

En entendant son cri de détresse, Vagabonde et les autres se retournèrent, et Jerry qui savait que le corbeau fou les pourchassait toujours sortit une fronde de sa poche et visa le corbeau qu’il ne rata pas.

Celui-ci, furieux de cette attaque à laquelle il ne s’attendait pas, émit un cri déchirant et finit par s’en aller.


Le temps pressait, cette flaque de boue dans laquelle Vol au Vent était tombé était en réalité profonde, et il ne savait pas nager.

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Chapitre 6: Vol au Vent en mauvaise posture!

Tobia voulut courir à son secours, mais Jerry l’en empêcha, en lui disant qu'il risquait de s’enliser. Il leur était donc impossible de venir le secourir.

Vagabonde avait du mal à garder son calme devant la situation, Vol au Vent se débattant de toutes ses forces.

Jerry lui lança alors sa corde afin qu’il tente de l’attraper, mais Vol au Vent qui n’avait désormais plus que le nez pour respirer, suffoquait et paniquait.

C’est alors que Vagabonde prit la corde dans sa patte et plongea dans la flaque de boue en direction de son mari.

En quelques secondes, elle l’eut rejoint. Malheureusement, il lui glissa entre les doigts et coula.

Sur la terre ferme, Jerry, Tobia et Breizhanne la virent plonger de nouveau, tenant toujours la corde à pleine patte.

Il s’ensuivit alors d’interminables secondes durant lesquelles les trois amis retinrent leur respiration.
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Sous les sables mouvants, Vagabonde essayait désespérément de retrouver Vol au Vent. Elle bougeait dans tous les sens, dans l’espoir de le toucher.

N’ayant pratiquement plus d’air dans les poumons, elle s’apprêta la mort dans l’âme, à remonter à la surface.

C’est alors qu’elle sentit quelque chose frôler sa patte.

Dans un dernier élan d’espoir, elle attrapa ce qui l’avait touché, et sentant que c’était la patte de Vol au Vent, elle tira plusieurs fois sur la corde pour indiquer à ses amis qu’ils devaient la remonter. Jerry, Tobia et Breizhanne s’exécutèrent aussitôt.

Vagabonde était épuisée, et s’écroula sur le sol le temps de reprendre des forces. Vol au Vent en revanche, était inconscient.

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Chapitre 7: Vol au Vent va-t-il se réveiller?

Tobia s’approcha de lui et constata qu’il ne respirait plus. Il tenta immédiatement de lui faire un massage pour le faire respirer à nouveau. Ce moment sembla durer une éternité.

Vagabonde resta auprès de Vol au Vent et pleura, tout en priant pour qu’il se réveille.

Le pauvre ne réagissait toujours pas. Breizhanne vint se blottir contre Jerry, qui lui caressa la patte.

La situation semblait très critique, car les massages de Tobia ne donnaient rien.

Il avait manqué d’air beaucoup trop longtemps, et tout le monde commençait à perdre espoir.
Vagabonde qui sanglotait, tenait la patte de son mari et lui cria de se réveiller.

Tobia commença alors à ralentir ses massages, et s’essuya les yeux du revers de la patte. Il semblait qu’il ne pouvait plus rien faire pour le pauvre Vol au Vent.

Il regarda Vagabonde dans les yeux, et secoua tristement la tête.



Vagabonde se mit alors à crier très fort, tant sa peine était grande. Elle criait si fort, qu’elle n’entendit pas un petit toussotement derrière elle !

Vol au Vent venait enfin de recracher le surplus de liquide qu’il avait dans les poumons !

Il fallut que Breizhanne la tire par son col, et la ramène devant son mari, pour qu’elle s’aperçoive qu’il venait de renaître !

En le voyant en vie, elle se jeta sur lui pour l’embrasser, en lui laissant à peine le temps de respirer !

Vol au Vent était très faible et sonné, mais bienheureux d’être en vie. Jerry et Breizhanne firent une farandole à côté d’eux, et Tobia chanta à tue-tête.

Vol au Vent l’avait vraiment échappé belle ce jour-là, et ce fut un moment qu’il n’était pas près d’oublier.
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Chapitre 8 : L’antre du terrible Zénon !

Le lendemain, les cinq amis purent enfin sortir des marécages nauséabonds.

Ils étaient très contents de pouvoir sentir une odeur bien meilleure : celle des bois environnants.
Ceux-ci étaient très sombres comme le leur avait dit la musaraigne.

Les arbres étaient serrés les uns aux autres, et semblaient vouloir les empêcher de passer.

Leurs racines donnaient l’impression de bouger discrètement, et plusieurs fois, les compagnons faillirent tomber à cause d’un croche-patte.


Le vieux hibou habitait dans le plus grand et le plus impressionnant de tous les arbres, il devait sûrement vivre au plus profond des bois, et pour l’instant, les amis n’en étaient qu’à l’entrée, car ils voyaient encore la lumière du jour.

Vol au Vent proposa de manger un peu avant la tombée de la nuit, et tout le monde fut d’accord. Vagabonde sortit quelques gâteaux savoureux accompagnés d’une tisane à la menthe.

Pendant ce temps, Jerry alla chercher des branches mortes pour faire du feu, tandis que Tobia et Vol au Vent préparaient le terrain pour le recevoir.

Une fois le repas terminé, les cinq amis se préparèrent à se coucher, tous très fatigués de leur longue journée de marche.

Tout le monde avait peur de savoir comment serait le vieux hibou, et surtout s’il allait leur laisser la vie sauve.

La nuit se déroula sans encombre, mais ils dormirent tous d’un sommeil agité.

Dans les ténèbres, les arbres paraissaient plus effrayants que la journée, et semblaient les observer en silence, laissant planer l’impression d’un danger imminent.

Le lendemain matin de très bonne heure, les compagnons se levèrent péniblement, et reprirent leur chemin en direction de la demeure du vieux hibou.

Plus les heures avançaient, et moins ils distinguaient la lumière du jour. Les arbres semblant vouloir les étouffer à tout prix.

Au bout d’un certain temps d’une marche pénible et laborieuse, ils arrivèrent enfin à leur but. Devant eux se tenait un arbre gigantesque.

Il devait avoir au moins cent ans, car ses racines étaient profondément ancrées dans la terre, et son tronc était démesurément large et haut. Les cinq amis paraissaient minuscules à côté.

Après l’avoir contemplé quelques instants, Tobia suggéra d’aller parler au vieux hibou.


Ils se séparèrent en deux groupes. Il fut convenu que Breizhanne resterait avec Tobia pour ne pas lui faire courir de risque.

Quant à Vagabonde, Vol au Vent et Jerry, ils monteraient tout en haut de l’arbre pour tenter de trouver le vieux hibou.

C’est ainsi qu’ils commencèrent leur ascension. Tobia et la petite Breizhanne les regardaient d’en bas, très inquiets pour eux.

L’escalade de l’arbre fut très rapide pour deux souris et un furet.

Dès qu’ils atteignirent les premières branches, ils remarquèrent des toiles d’araignées tissées ici et là.

Jerry sortit sa fronde, prêt à se défendre, car certaines d’entre elles semblaient vouloir se rapprocher.

Les trois amis étaient loin d’être rassurés, mais ils continuèrent à marcher. En grimpant un peu plus haut sur l’arbre, ils trouvèrent l’antre du hibou.

Ils s’arrêtèrent quelques instants avant de s’aventurer dans le trou noir et profond. Jerry s’avança le premier.

Il marchait tout doucement, de peur de surprendre le hibou. Vagabonde et Vol au Vent le suivaient derrière, à pas silencieux.

L’odeur qui régnait dans cet endroit était immonde. Vagabonde se rendit compte avec horreur que le sol était recouvert de squelettes d’animaux !

Elle étouffa un cri, et agrippa la patte de Vol au Vent.



Les trois amis se figèrent d’un coup lorsqu’une voix caverneuse se fit entendre ! Elle leur demanda de se présenter et d’expliquer la raison de leur intrusion dans sa demeure.

Cette voix avait résonné dans leurs oreilles de manière si inattendue, qu’ils mirent quelques instants avant de s’en remettre.

Jerry lui expliqua alors timidement la raison de leur venue. Il s’ensuivit alors un long silence qui ne présageait rien de bon.

Les trois amis attendirent inquiets, le verdict du hibou.

Après de longues minutes d’angoisse, ils virent avec horreur deux énormes yeux rouges se diriger droit vers eux !



Jerry qui voulait protéger ses amis fut alors happé par une serre gigantesque sortie de nulle part.

Il poussa un cri déchirant avant de disparaître dans le tréfonds de l’antre du hibou.

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Chapitre 9: Où est passé Jerry?

Vagabonde et Vol au Vent restèrent figés sur place. Ils demeurèrent ainsi, jusqu’à ce que la voix caverneuse se fasse entendre à nouveau.

Elle leur ordonna cette fois de venir chercher leur compagnon.

Les deux souris ne savaient que faire. Était-ce un piège de la part du hibou pour les dévorer à leur tour, ou Jerry était-il encore en vie ?
Elles obéirent finalement à l’ordre reçu.

Il n’était pas question d’abandonner leur si bon ami à un sort aussi horrible. Le couple s’aventura alors dans l’antre.

Partout sur le sol, des squelettes leur rappelaient ce qui les attendait peut-être.

Leur angoisse monta d’un cran quand ils virent des morceaux de fourrure éparpillés un peu partout.

Vagabonde et Vol au Vent se dirent qu’ils regrettaient amèrement d’avoir écouté la musaraigne, et d’être venus jusqu’ici.

Tandis qu’ils avançaient toujours, les énormes yeux rouges apparurent à nouveau. Cette fois-ci ils demeurèrent fixes.

Les deux souris s’arrêtèrent, apeurées. Le vieux hibou dit alors de sa voix caverneuse qu’il consentait à répondre à leur question.

Quand Vol au Vent lui demanda où était leur ami, il lui désigna un tas d’ossements. Vagabonde et Vol au Vent poussèrent un cri d’horreur !


Voilà tout ce qu’il restait de leur ami Jerry…Ils se mirent à pleurer tous les deux devant ce sort si funeste.

C’est alors que le tas d’ossements se mit à bouger. Les deux souris n’en revinrent pas en voyant le furet en émerger !

Le vieux hibou expliqua alors qu’en acceptant de venir le chercher, ils lui avaient sauvé la vie, et avaient mérité d’obtenir la réponse à leur question.

Il avait en fait testé le courage du couple, et ayant vu qu’ils étaient tout de même venus chercher leur ami sans savoir s’ils allaient être eux aussi dévoré, il décida de les récompenser.

Jerry embrassa ses deux amis si fidèles, et les remercia mille fois. Le vieux hibou se montra alors. Il était gigantesque.

Ses serres étaient énormes et acérées, il avait un bec crochu et tranchant, et ses yeux rouges perçants semblaient voir au-delà de toute limite.
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Chapitre 10 : La proposition du hibou

Il était immobile, et son regard était impénétrable. Il resta ainsi pendant quelques minutes, semblant se concentrer sur quelque chose.

Soudain, il expliqua de sa voix caverneuse, que la famille de Breizhan se trouvait en très grand danger !

Dans sa vision, il l’a voyait en train d’appeler à l’aide. Il semblait qu’elle était tombée dans une crevasse, et que leur temps était compté !

Vol au Vent se souvint alors du rêve qu’il avait fait la nuit de l’incendie, et des appels à l’aide qu’il avait entendus.

Il demanda au vieux hibou à quelle distance se trouvait la famille. Celui-ci lui répondit qu’elle était loin d’ici, et que sans son aide elle ne pourrait être sauvée.

Les trois amis restèrent muets de surprise. Vagabonde lui demanda s’il voulait vraiment les aider dans leur mission, afin d’être certaine d’avoir bien compris sa dernière phrase.

Il confirma, et expliqua qu’au vu de l’urgence de la situation dans laquelle se trouvait cette famille, il consentait à les aider personnellement.

Il ajouta que ce qui avait motivé sa décision, c’était le courage dont avaient fait preuve Vagabonde et Vol au Vent en venant chercher leur ami.

Aucun animal jusqu’ici n’avait fait preuve d’une telle bravoure, surtout deux petites souris qu’il était si simple d’écraser.

Pour cela il les respectait, et avait décidé de les récompenser. Les trois amis le remercièrent chaleureusement.

Puis le vieux hibou leur indiqua qu’il fallait faire vite. Il leur demanda de monter sur son dos et de s’accrocher à ses plumes.

Puis il s’avança vers l’entrée de son antre, déploya ses ailes immenses, et prit son envol.

Il fit un piqué au passage pour attraper Tobia et Breizhanne, qui furent totalement abasourdis de se retrouver soudainement dans les airs !


Heureusement que Jerry avec son agilité de furet, put les rejoindre et leur expliquer les intentions du hibou.

Les cinq compagnons étaient totalement époustouflés par le spectacle qui s’offrait à eux.

Ils pouvaient voir défiler la grande forêt qu’ils avaient eu tant de mal à traverser, puis ils virent également les marécages et les sables mouvants qui avaient failli coûter la vie à Vol au Vent.

Jamais de leur vie ils n’avaient vécu une expérience aussi grandiose que de voler sur le dos d’un hibou, et ils se promirent de ne jamais l’oublier !

Au bout d’un certain temps, le hibou leur annonça qu’ils étaient arrivés à l’endroit où était tombée la famille de Breizhanne. Il fit un piqué pour les ramener sur le sol.

La famille était en effet dans une situation très périlleuse, car la corniche sur laquelle elle avait trouvé refuge menaçait de s’effondrer à tout moment.

Le hibou fit alors un nouveau piqué, cette fois en direction des chiens.

Il attrapa du premier coup les deux frères et sœurs de Breizhanne, et les ramena sur la terre ferme. Puis il replongea pour attraper un des parents.

La maman s’agrippa aux grandes serres du vieux hibou, et put elle aussi rejoindre ses petits.

Seulement, avant que Zénon ait eu le temps de replonger pour chercher le papa, la corniche s’était déjà effondrée !

Le pauvre chien hurla de terreur, toute sa famille cria en le voyant tomber dans l’immense précipice !

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Chapitre 11: Au secours Zénon!!

Les chiots pleurèrent de désespoir, et leur maman ne cessait de crier le nom de son mari.

Soudain, le vieux hibou dans un formidable élan prit son envol, et fendit l’air à la verticale, plus vite qu’il ne l’avait jamais fait.

Tout le monde retenait son souffle. Les secondes semblaient interminables.

Tout à coup, une forme gigantesque passa au-dessus d’eux, leur cachant le soleil.
Zénon venait de réapparaître, seul…La maman et ses petits crièrent et pleurèrent à chaudes larmes.

Ils se blottirent les uns contre les autres, et sanglotèrent tristement.
Personne ne pouvait croire ce qu’il venait de se passer.

Après toute cette distance parcourue et tous ces dangers à affronter, ils venaient de perdre le papa de Breizhanne.

Soudain, le vieux hibou se pencha en avant, et dévoila sur son dos immense le pauvre papa qui avait perdu connaissance.

La famille n’en revenait pas ! Zénon fit descendre le papa sur le sol, et très vite il se retrouva étouffé sous une dizaine de bisous de ses chiots et de sa femme !


Sous un tel assaut, il reprit vite connaissance et embrassa à son tour sa famille.
Une fois que tout ce petit monde fut remis de ses émotions, chacun se posa mille questions.

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Chapitre 12: L'heure des révélations

La famille de Breizhanne voulait savoir comment elle avait fait pour les retrouver, et qui étaient ses gentils compagnons.

La petite chienne leur expliqua toute l’histoire depuis le début.

Puis ce fut à son tour de leur demander comment ils avaient fait pour se retrouver dans cette situation périlleuse.

Le papa expliqua qu’après sa disparition dans la rivière, ils suivirent son courant en espérant la retrouver.

Puis au bout de quelques jours, sa maman avait cru sentir son odeur dans la forêt. Ils se mirent aussitôt à suivre la piste, ne cessant de renifler le sol pour ne pas perdre sa trace.

Seulement, ils n’avaient pas vu le précipice au loin, et tombèrent tous dans le gouffre. Heureusement qu’une corniche avait pu amortir leur chute. Dès lors, ils ne cessèrent d’appeler à l’aide.

Vol au Vent s’approcha des parents à ce moment-là, et leur expliqua qu’il avait effectivement entendu leurs appels, tard dans la nuit, mais qu’il n’avait jamais su d’où venaient ces voix.


Les parents furent stupéfaits d’apprendre cela, car cette nuit-là ils avaient crié très fort et avec plus de désespoir, car ils sentaient que la corniche menaçait de s’effondrer.

Ils savaient à présent que leurs appels à l’aide avaient été entendus. Tout le monde se tourna alors vers le vieux hibou et le remercia chaleureusement de tout ce qu’il avait fait.

Celui-ci, très peu bavard, se contenta de sourire légèrement en tournant sa tête à la manière des hiboux.

En réalité, il était très heureux d’avoir rencontré tous ces animaux et d’avoir sauvé cette adorable famille.

Seulement, en raison de sa réputation, il n’osait rien avouer. Il perdit son sérieux quand les trois chiots lui demandèrent de baisser sa tête vers eux, car ils avaient quelque chose à lui dire.

Il obéit, et les trois coquins lui sautèrent alors au visage pour lui faire mille bisous de remerciement. Ils le remercièrent de les avoir sortis de cet immense précipice, mais surtout d’avoir sauvé leur papa.

Le vieux hibou, qui n’avait jamais reçu autant de remerciements, en fut tout gêné.

Vol au Vent expliqua alors à la famille de Breizhanne ce qu’il était advenu de leur forêt. Il leur expliqua que l’incendie s’était produit la nuit où il avait entendu leurs appels à l’aide, et que c’est en étant surpris par un cri derrière son oreille, qu’il avait fait tomber sa lanterne sur le sol.

Il ajouta qu’il était désolé du drame survenu à cause de lui. La famille de Breizhanne lui pardonna sur le champ, et le remercia d’avoir risqué sa vie et celle de ses compagnons pour tenter de les retrouver.

Vagabonde leur proposa alors de venir vivre dans leur forêt. La famille accepta aussitôt cette formidable proposition.

Jerry s’avança alors vers le vieux hibou, et lui demanda s’il était d’accord pour leur rendre un dernier service.

Il voulait que celui-ci les ramène chez eux sur son dos afin d’être de retour beaucoup plus vite.
Zénon accepta volontiers.
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Chapitre 13 : Le retour à la maison.

Il abaissa alors son immense dos, et tout le petit groupe monta dessus dans une joie générale.

Puis il déploya ses grandes ailes, et prit son envol en survolant le précipice qui avait failli coûter la vie à la famille de Breizhanne.

Le voyage dura quelques heures, et en fin de journée ils aperçurent l’étang où Vagabonde et Vol au Vent venaient souvent en compagnie de leurs souricettes. Quelques minutes plus tard, Jerry demanda à Zénon d’atterrir.

Celui-ci plana quelques instants avant de perdre de l’altitude. Il se posa alors au centre du village.

En voyant cet énorme hibou devant chez eux, tous les animaux sortirent, et aperçurent alors leurs amis perchés sur son dos.

Quelle ne fut pas non plus leur surprise de constater qu’ils avaient ramené la famille de Breizhanne !

Siam, le petit oiseau qui était à présent accompagné de ses petits frères et sœurs vint les accueillir avec un grand sourire.

Lorsque tout le groupe fut descendu à terre, il dut faire face à de multiples questions.

Soudain, tous les animaux qui se trouvaient devant furent bousculés par les cinq souricettes qui se précipitèrent vers leurs parents.


Églantine sauta dans les pattes de Vagabonde et lui fit un gros câlin.
Gwendoline et Capucine agrippèrent ses manches pour qu’elle les embrasse à leur tour. Quant à Rose et Valentine, elles sautèrent en même temps dans les pattes de Vol au Vent qui faillit perdre l’équilibre devant un tel assaut !

Tout le monde riait et était ému de revoir leurs amis sains et saufs. Et les questions fusèrent de nouveau. Tous les animaux voulaient connaître les moindres détails de leur long voyage.

Jerry dut se faire entendre parmi l’assemblée pour leur expliquer qu’ils souhaitaient d’abord remercier le vieux hibou de sa gentillesse, avant de répondre à leurs questions.

C’est alors que Vagabonde lui posa une question à laquelle il ne s’attendait pas. Elle lui proposa de rester s’installer dans leur forêt.

Le hibou mis plusieurs minutes avant de répondre. Il expliqua que cela faisait de nombreuses années qu’il vivait seul dans sa forêt lointaine et austère, n’ayant pour seule compagnie que ses arbres qu’il avait vu grandir tout au long de ces longues années.

Il est vrai qu’il se plaisait dans sa réputation de dévoreur, et qu’il aimait bien que les animaux le craignent et le respectent.

Cependant, leur venue à tous l’avait transformé. Il avait pris conscience de quelque chose qu’il n’avait jamais eu : l’amour et la reconnaissance de quelqu’un.

Lorsqu’il avait vu à quel point Vagabonde et Vol au Vent étaient prêts à risquer leur vie pour sauver leur ami Jerry, il s’en voulut de la terreur qu’il leur avait causée.

Aussi aujourd’hui, souhaitait-il se repentir de toutes ses mauvaises actions au nom de tous les animaux qu’il avait tués. Et il accepta la proposition de Vagabonde.

Sa décision fut acclamée par tous les animaux qui l’applaudirent et le félicitèrent.

Aussitôt, plein de bébés animaux lui grimpèrent sur le dos, s’accrochant à ses plumes et essayant de s’imaginer volants dans les airs.

Zénon en rit de bon cœur, et fit sensation quand il déploya ses immenses ailes en créant en même temps un grand courant d’air.


Il fut convenu que la famille de Breizhan serait conduite à une vieille demeure abandonnée que tous les animaux se proposèrent d’aider à retaper.

Quant au vieil hibou, il décida de se trouver un vieil arbre pour y faire son nid, un peu isolé du reste des habitants, car il aimait méditer à l’abri des regards.

Puis la petite Gwendoline cria bien haut : « Vive Zénon et la famille de Breizhanne, vive nos nouveaux amis ! Hip hip hip hourra ! »

Tous les animaux s’empressèrent d’imiter son exemple, et c’est ainsi que les nouveaux venus furent accueillis avec les plus grands honneurs.


Pour la télécharger en 1-clic: flower

https://www.amazon.fr/Vagabonde-Vent-recherche-parents-Breizhan-ebook/dp/B009YTLQ6A/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1481045676&sr=8-2&keywords=vagabonde+et+vol+au+vent
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