L' enfance de Vagabonde et Vol au Vent (1ers chapitres)

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L' enfance de Vagabonde et Vol au Vent (1ers chapitres)

Message par Vagabonde et Vol au Vent le Mar 7 Juin - 11:05

Pour vous faire plaisir, nous vous mettons les premiers chapitres de mon enfance (Vagabonde). Car notre histoire n'est pas encore terminée d'être écrite, mais vous pourrez ainsi en avoir un avant-goût. Very Happy
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Le fabuleux périple de deux souriceaux!

                                           
                                                                                Chapitre 1: Il faut sauver le bébé!



Le feu brûlait derrière la jeune maman désespérée.
Elle courait aussi vite qu'elle le pouvait. Elle savait qu’elle devait absolument rejoindre la rivière pour tenter d’échapper au danger derrière elle.

Elle se retourna un instant pour voir le feu toujours plus proche, et soudain une racine la fit tomber.
La pauvre souris fut tellement surprise qu’elle tomba en avant, laissant presque tomber le paquet qu’elle tenait dans ses pattes.

Elle se releva très vite, et couru de nouveau en direction de la rivière.
La chaleur était insupportable, une épaisse fumée envahissait toute la forêt, et la pauvre maman avait du mal à garder les yeux ouverts, tant ceux-ci étaient irrités par la fumée.

Enfin, au bout d’interminables minutes, elle aperçue au loin la rivière.

Très vite la maman s’approcha du bord, regarda de tous côtés et lorsqu’enfin elle eut trouvé ce qu’elle cherchait, elle s’agenouilla, et découvrit son précieux paquet.

Un petit gazouillement en sortit alors, et deux grands yeux regardèrent au ciel.
La maman se mit à pleurer, et embrassa très fort son bébé.
Elle pleura beaucoup, et lui fit un dernier baiser d’adieu, avant de le déposer sur un radeau de feuillage.

Le bébé agita ses petites pattes vers sa maman, semblant se demander pourquoi il s’éloignait d’elle.



Puis avec toutes les précautions du monde, la maman recouvrit aussi soigneusement qu’elle pouvait son enfant avec sa couverture toute noircie par la fumée.

Elle regarda le radeau, puis avec les pattes tremblantes, elle le poussa doucement vers le courant.
Celui-ci se mit alors à voguer lentement, tandis que la maman et le bébé, se regardaient une dernière fois.

Puis la maman courut ensuite chercher son mari qui était resté coincé en arrière dans la forêt en tentant de les protéger d’un arbre qui était tombé .
Il lui avait demandé d’aller mettre leur bébé en sécurité dans la rivière, et de revenir le chercher après.

Ce qui importait, c’était que leur bébé survive.
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                                                                               Chapitre 2: Le périple du souriceau

Pendant ce temps, le petit radeau de fortune continuait sa descente à travers la rivière.
Il était balloté de tous côtés et le bébé était souvent éclaboussé, ce qui le faisait hurler de colère.

Il ne comprenait pas ce qui se passait, et il avait froid.
Longtemps, le bébé continua sa course sur les eaux tumultueuses de la grande rivière. La nuit était passée, et le jour suivant commençait à pointer.
Les arbres défilaient inlassablement devant les petits yeux qui se fermèrent bien vite de fatigue.

Soudain un grand « plouf » le réveilla en sursaut, et le radeau failli se retourner tant la violence du choc avait été puissante.
En fait un énorme poisson tournait autour du petit radeau depuis quelques minutes déjà, et il était très content d’avoir trouvé de quoi se nourrir aujourd’hui.

Il espérait faire basculer le radeau à force de sauter hors de l’eau, et ainsi, engloutir en même temps, ce qu’il contenait.
Bien des fois le radeau failli en effet basculer, et bien des fois le poisson enrageait d’avoir manqué son coup.



C’est alors que des dizaines et des dizaines de pommes se mirent à tomber du ciel.
L’énorme brochet complètement étonné par ce qui se passait, ne savait plus où nager pour se mettre à l’abri.

Finalement, il s’enfuit en nageant très vite.
Il grommela et se dit que décidément il n’avait pas eu autant de chance qu’il l’avait espéré.

Les pommes venaient en fait d’une colonie de petits écureuils qui nichait dans les arbres.
Ceux-ci avaient repérés ce qui se passait, et en comprenant que c’était un bébé dans le radeau, ils avaient décidés de chasser le gros brochet.
Ils crièrent de joie en apercevant le prédateur s’enfuir sans demander son reste.

Le bébé souris, loin de se douter que ces gentils écureuils lui avaient sauvés la vie, continua son périple sur la belle rivière éclairée par le soleil.

Puis il commença à avoir faim, et se mit à pleurer si fort, qu’il réveilla sans doute tous les animaux de la forêt qui sortirent de leurs nids et de leurs tanières.

Tandis qu’il continuait de pleurer, le courant s’accélérait de manière inquiétante.
Le radeau était à présent si balloté que le bébé ne pleurait plus parce qu’il avait faim, mais bien parce qu’il avait peur.

Plusieurs fois il failli basculer et entraîner le bébé avec lui, mais à chaque fois, il semblait se redresser comme s’il voulait protéger à tout prix son si fragile passager.

Les rapides étaient  à présent très dangereuses, et le radeau se heurtait à des rochers très souvent.
Néanmoins, il réussi à passer enfin le terrible courant, puis il termina sa course coincé entre deux rochers qui formaient une ligne avec d’autres.

C’est alors qu’un grand filet de pêche s’abattit sur le petit radeau, qui fut ramené sur la berge.
Le bébé n’avait désormais plus rien à craindre.
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                                                                                 Chapitre 3: Le bébé sauvé

En effet, un vieux pêcheur souris ayant aperçu ce drôle de radeau, décida de le ramener sur la berge pour examiner ce qu’il contenait.



Qu’elle ne fut pas sa surprise en constatant qu’il s’agissait bel et bien d’un tout petit bébé souris qui pleurait à chaudes larmes.
Il se gratta le front en enlevant son chapeau de paille, et le ramena avec lui dans sa maison.

Là, un délicat fumet passa sous ses narines, puis il appela sa femme, pour qu’elle vienne voir ce qu’il rapportait.
La porte s’ouvrit sur une vieille souris à l’air fort sympathique.
Lorsqu’elle comprit ce que son mari ramenait, elle se mit à courir dans sa direction, et prit tout de suite le bébé dans ses pattes.

Elle fut émerveillée par ces grands yeux qui la fixaient d’un regard plein de curiosité.
Elle sourit à son mari, et lui demanda où il avait trouvé ce bébé.

Puis elle fit un gros câlin au petit être, et se mit en devoir d’aller lui donner à manger.
Elle lui confectionna une sorte de biberon, qu’elle remplit avec du lait bien tiède que le bébé avala goulûment.

Puis, sentant qu’il fallait le changer, elle le souleva et le déposa sur son lit. Et là, elle découvrit attendrie, qu’en fait il s’agissait d’une petite souricette !

Elle en fut ravie, car elle avait toujours désirée avoir une petite souricette bien à elle. Elle appela son mari, et lui présenta le bébé, en lui disant qu’il fallait lui trouver un nom.



Le vieux pêcheur suggéra d’abord de rechercher ses parents dans les parages, au cas où ceux-ci le recherchaient.

C’est ainsi, que les jours suivants, il se promena dans tous les environs, et demanda à tous ceux qu’il croisait à qui pouvait bien appartenir ce bébé souris qu’il avait trouvé dans la rivière.
Bien entendu, personne ne pu lui répondre, et il décida de garder le bébé avec lui.

Sa femme s’inquiéta pour ses parents et se demanda pourquoi ils avaient pris la décision de mettre leur bébé sur un radeau de feuillages.
Ne pouvant avoir aucun indice à ce sujet, ils décidèrent de lui trouver un prénom rapidement.

Après quelques instants de réflexion, le vieux pêcheur suggéra de l’appeler tout simplement « Vagabonde », en souvenir du jour où il l’avait trouvé coincée au milieu de la rivière.

Sa femme en fut très contente, et lorsqu’elle appela le bébé avec ce nom, celui-ci se mit à rire et à gazouiller, signe qu’il lui plaisait.
C’est ainsi que la petite Vagabonde fut recueillie par ce merveilleux couple, qui allait la chérir autant que si elle avait été leur propre enfant.

Les jours passèrent et la petite souricette faisait le bonheur de ses parents adoptifs.
Chaque jour, elle les faisait rire avec ses sourires malicieux et ses grands yeux toujours pleins de curiosité.


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