La légende des cinq frères!

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La légende des cinq frères!

Message par Vagabonde et Vol au Vent le Sam 2 Juil - 14:57



Imaginez un Royaume où tout allait bien…

Mais où la paix va être troublée par un infâme pirate.

Un brigand possédant de terribles pouvoirs maléfiques capables de tuer n’importe qui.

Heureusement, cinq frères vont tout tenter pour sauver la situation.

Ils vont devoir ruser.

Et mettre leur vie en danger plusieurs fois…

Ce qu’ils vont découvrir va leur couper le souffle…

Un gigantesque navire de guerre caché par le Roi.

Des armures en peau de dragon.

Et de mystérieuses apparitions qui vont renverser le cours des événements…

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Chapitre 1 : La grande cabane dans l’arbre.

La vie poursuivait son cours. La famille de Breizhan (prononcé Breizhanne) et le vieux hibou Zénon s’étaient très bien intégrés aux habitants de la forêt qui se montraient généreux et gentils avec eux.

Les souricettes de Vagabonde et Vol au Vent s’étaient empressées de faire visiter les alentours aux petits chiots très curieux.

Tout d’abord, elles leur montrèrent l’étang où toutes les familles des environs se réunissaient les jours de beau temps pour pique-niquer et passer d’agréables moments.

Ensuite, les souricettes les emmenèrent du côté d’une petite mare de boue.

Avec tous leurs amis, elles venaient souvent faire des batailles de boue, ce qui les faisait rentrer chez elle dans des états impossibles !

Après avoir fait visiter plusieurs autres endroits aux chiots, les souricettes leur annoncèrent qu’à présent ils allaient être très impressionnés par ce qu’ils allaient découvrir.

En effet, un peu plus loin, les chiots aperçurent, nichée dans un grand arbre, une formidable cabane.

Les souricettes leur expliquèrent que cette cabane avait été construite par les parents de tous les petits animaux de la forêt pour leur faire une surprise.


Ils s’étaient relayés sur la construction plusieurs fois par jour, afin que leurs petits ne se doutent de rien.

Et un beau jour, une fois la cabane terminée, tous les parents emmenèrent leurs petits avec un bandeau sur les yeux pour leur faire découvrir la plus belle de toutes les surprises !

À la vue du chef d’œuvre, il y eut beaucoup de cris d’exclamation et d’interrogation. Les petits animaux n’en revenant pas !

Quand ils comprirent que c’étaient leurs parents qui l’avaient construite de leurs propres pattes, ils en furent très impressionnés et touchés.

Les parents précisèrent que le chef des travaux avait été le papa de Bouboum, qui en sa qualité de castor savait construire de magnifiques cabanes mieux que quiconque. Après ces explications, les souricettes invitèrent les chiots à visiter la cabane.

Pour cela, elles leur firent monter un escalier qui faisait le tour de l’arbre jusqu’à l’entrée de la cabane. Et là, ce qu’ils virent leur coupa le souffle.

La maison était très grande, la pièce principale était circulaire et très bien aménagée.

Il y avait des fauteuils très confortables, des canapés pour se détendre, des livres d’aventures traînaient un peu partout, et des friandises étaient exposées dans de très belles boites.

Il y avait également des rideaux, des tapis de toutes les couleurs, et des jouets qui avaient l’air très amusants.

Les petits chiots étaient conquis, chacun voulant jouer avec les différents jouets, et lire les livres qui étaient disposés un peu partout.
Les souricettes les invitèrent donc à en disposer.


Breizhan se coucha donc dans un vieux canapé, et sa sœur Lavande se dirigea vers les sucreries.

Quant à leur frère Tino, il s’assit dans un fauteuil et prit un livre qui s’appelait « Le mystère des animaux volants ».

Celui-ci parlait d’animaux qui avaient réussi à construire une machine qui leur permettait de voler dans les airs.

Ils avaient eu l’idée de gonfler une sorte d’immense ballon accroché à un panier dans lequel ils s’étaient glissés.

La machine volait grâce à une manivelle qui laissait s’échapper des flammes, et qui faisait ainsi flotter le ballon.

Puis lorsque Breizhan se mit à feuilleter un livre de contes, Rose expliqua aux trois chiots qu’avec leurs amis, ils avaient une coutume.

Chaque année, chacun d’eux inventait une histoire ou un conte et le faisait partager aux autres.

Et au fur et à mesure, chaque nouvelle histoire était ajoutée dans le livre que tenait Breizhan. D’ailleurs, à la fin de chaque conte était inscrit le nom de celui ou celle à qui appartenait l’histoire.

Ce livre n’était donc pas n’importe pas quel livre de contes, il était né de l’imagination de tous les petits animaux.

Capucine déclara que cette année c’était au tour des chiots de raconter une nouvelle histoire.



Aussitôt, Breizhan se souvint d’un conte que son papa lui avait souvent raconté en compagnie de son frère et de sa sœur.

Celui-ci s’appelait « La légende des cinq frères ». Les trois chiots promirent aux souricettes qu’elles n’allaient pas être déçues de leur histoire. C’est ainsi que Breizhan commença à raconter.
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Chapitre 2 : L’histoire commence…

L’histoire se passe il y a très longtemps. À l’époque, les animaux vivaient dans de grandes maisons, et étaient habillés avec des costumes.

Certains habitants étaient plus riches que d’autres, et pouvaient s’acheter de somptueuses maisons et de grands bateaux.

Le royaume de l’époque s’appelait le Royaume des Montagnes Blanches. Sur celui-ci régnaient un roi et une reine qui aimaient beaucoup leur peuple.

Ils faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour que les animaux soient le plus heureux possible.

Ils avaient fait construire pour eux de très belles maisons, et chaque habitant avait son mot à dire pour diriger le royaume.


Le roi et la reine avaient aussi une très jolie fille, qui s’appelait Keben. Tout irait pour le mieux pour ce royaume si un jour un terrible brigand, nommé Ribler, ne fit son apparition pour tenter de détrôner le roi et épouser sa fille !

Ribler était un méchant pirate, il était repoussant à souhait. Il était arrivé avec son équipage à bord d’un gigantesque bateau pirate. Son navire était hideux et sentait très mauvais.

Dès que les habitants du royaume l’ont aperçu pour la première fois, ils se sont dépêchés de s’enfuir, parce que les pirates commençaient à vouloir les détrousser et les agresser.

Pendant que son équipage était occupé à dévaliser les boutiques de marchands, Ribler lui, se dirigea vers le château du roi et de la reine avec son escorte personnelle.

Lorsqu’il arriva en face des grandes portes du royaume, il annonça aux gardes qu’il exigeait de parler au roi.

Les gardes se méfiant d’un tel personnage voulurent l’empêcher de rentrer, mais à ce moment-là, il se produisit un phénomène extraordinaire.

Ribler brandit son épée, et une lumière aveuglante en émergea. Les deux gardes s’écroulèrent dans la même seconde ! Ils gisaient sur le sol, morts…

Ribler les avait tués d’un seul coup d’épée, les pauvres n’avaient eu aucune chance. Ensuite, lui et son escorte défoncèrent les portes avec leurs armes magiques, et tous les animaux qui se trouvaient derrière s’enfuirent en les voyant arriver.

Puis ils demandèrent à une Dame de la cour de les amener à la salle du trône. Celle-ci avait peine à marcher tant sa frayeur était grande.
Le rire diabolique de Ribler résonnait dans les couloirs dans un écho effrayant.

Quelques minutes après, ils tombèrent sur un groupe de gardes. Ceux-ci se lancèrent sur Ribler et sa bande, mais malheureusement ils n’eurent pas le temps de faire grand-chose qu’ils étaient déjà morts sous les coups d’épées maléfiques.

Puis ils arrivèrent à l’entrée de la salle du trône. Ribler poussa la Dame de la cour sur le côté sans ménagement, et fit son entrée en brandissant quelques coups d’épée.


Le roi se leva aussitôt de son fauteuil et lui demanda qui il était, et ce qu’il voulait. Le pirate lui répondit d’un air mauvais, qu’il était là pour devenir le nouveau roi de ce royaume.

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Chapitre 3 : Place au nouveau roi

Le roi se mit à trembler légèrement, mais rassembla son courage pour lui dire que s’il voulait effectivement le détrôner, il aurait besoin du sceptre qui avait appartenu jadis à ses ancêtres, et qu’il refusait de lui dévoiler la cachette de son précieux héritage.

Sans ce précieux sceptre en effet, le trône royal refuserait la présence du pirate. Regardant le roi avec colère, Ribler le menaça de tuer son épouse et d’épouser sa fille s’il ne lui donnait pas ce qu’il voulait.


Désemparé, le pauvre roi fut obligé d’obéir au pirate. Il se leva donc de son trône et mena Ribler et sa bande, à l’endroit où était caché le précieux sceptre.

Après quelques minutes, ils arrivèrent devant une immense porte en bois.

Les deux gardes qui surveillaient l’entrée, voulurent savoir pourquoi leur roi était l’otage de ces pirates, et s’apprêtèrent à se battre lorsque le roi retint la patte de Ribler.

Il le supplia de laisser la vie sauve à ses deux gardes, et ordonna à ceux-ci de baisser leurs armes, et de les laisser entrer dans la pièce.

Quelques secondes après, la porte s’ouvrit sur une immense salle abritant un gigantesque trésor.

Dans chaque recoin débordaient des pièces d’or, il y avait des couronnes, des joyaux, des bijoux, des coffres remplis jusqu’au rebord de pièces et d’objets de grande valeur. Ribler et sa bande n’en crurent pas leurs yeux !

Aussitôt le pirate s’avança, et prit à la pointe de son épée une magnifique couronne qu’il posa sur sa tête, avant de rire d’un air malfaisant. Puis il ordonna ensuite au roi de lui montrer où se trouvait son sceptre.

Celui-ci mit quelques secondes avant de réagir, puis il se dirigea vers le fond de la pièce, et emmena Ribler vers une toute petite porte bien dissimilée derrière un gros coffre.



Il ouvrit doucement celle-ci avec une petite clef qu’il portait autour du cou, et entra dans la pièce.
Cette dernière était très sombre, et l’on n’y voyait pas plus loin que le bout de son museau. Le pauvre roi soupira.

Il s’en voulait énormément d’abandonner son trône, mais la menace qu’avait proférée Ribler à l’encontre de sa femme et de sa fille lui était insupportable.

Ainsi, il dirigea les pirates vers le trésor de ses ancêtres. Là, debout à la verticale, se tenait le fameux sceptre du roi.

Il était entouré d’une lumière mystérieuse qui éblouissait les yeux.

Lorsque Ribler voulut s’en emparer, le roi lui expliqua qu’il ne pouvait être retiré de sa lumière que par un descendant de la grande lignée des rois du royaume des Montagnes Blanches.

Aussi, le roi s’approcha-t-il solennellement du sceptre, et regarda la lumière durant quelques secondes.

Il semblait parler à ses ancêtres, et leur dire à quel point il était désolé de ce qu’il s’apprêtait à faire.

Puis il étendit ses deux pattes à l’intérieur de la lumière et prit le sceptre. À ce moment précis, une lumière verte aveuglante sembla jaillir du sceptre lui-même, et explosa dans toute la pièce.

Comme Ribler jurait en se couvrant les yeux, le roi lui expliqua que cette lumière signifiait que le sceptre était prêt à être cédé à quelqu’un d’autre.


Puis il le tendit au pirate en masquant une larme. Le brigand ne se le fit pas dire deux fois, et empoigna le sceptre à deux pattes en criant toute sa joie.

Le roi soupirait de désespoir. Il venait de donner son trésor le plus précieux à un infâme pirate.

Ainsi, plus rien ne pouvait empêcher Ribler de régner en maître sur le royaume des Montagnes Blanches. Il ordonna au pauvre roi de le reconduire à la salle du trône.

Celui-ci obéit péniblement, et quelques minutes plus tard, ils furent de retour dans la salle principale. Là, la reine et sa fille les attendaient, anxieuses.

Lorsqu’elles surent que le roi avait été détrôné, elles se précipitèrent dans ses pattes pour trouver un peu de réconfort.

Mais avant même que le roi ait pu les embrasser, Ribler les sépara, et empoigna Keben par la patte en la tirant vers lui.

Il se mit à ricaner en annonçant haut et fort qu’il fallait s’occuper d’un nouveau mariage : le sien et celui de la princesse !

Aussitôt, ses parents essayèrent de récupérer leur fille, mais un sbire de Ribler leur barra le passage en les menaçant de son épée.

Le pauvre roi et sa femme furent enfermés aux oubliettes jusqu’au mariage de leur fille, car le méchant pirate tenait à ce qu’ils assistent à son union avec la princesse.

C’est ainsi que le roi et la reine furent emmenés de force dans les plus lointaines cellules du château, tandis que leur pauvre fille dût subir le ricanement de Ribler et son triste destin.

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Chapitre 4 : Les habitants réfléchissent

En dehors du château, tout était mort, il n’y avait plus aucune vie dans les rues. Tous les habitants se cachaient chez eux.

Ici et là des corps gisaient à terre. Ce pays qui était d’ordinaire si vivant et joyeux n’était aujourd’hui que ruines et silence.

Le lendemain, Ribler fit annoncer au peuple sa proclamation en tant que nouveau roi, et son mariage avec la princesse Keben.

Il fit énoncer également tout un tas de nouvelles mesures que les habitants devraient respecter sous peine de se faire enfermer ou tuer.


Tout d’abord, ils devraient travailler pour lui, en lui donnant les trois quarts de leurs légumes et provisions.

Puis ils devraient construire un immense château secondaire, ainsi qu’une grande prison pour enfermer tous les récalcitrants.

C’est ainsi que les brigands firent sortir tous les pauvres animaux de chez eux par la force.

Ils n’avaient aucune pitié pour les mamans et les enfants. Ils emmenèrent les vieillards directement dans les oubliettes, tandis que les mamans et leurs petits étaient chargés de rapporter toute la nourriture au château du nouveau roi.

Les autres habitants, eux, étaient forcés de charger des pierres pour la construction du nouveau château et de la prison.



Cette situation ne pouvait pas durer, les pauvres animaux travaillaient toute la journée sans jamais se reposer.

À la nuit tombée, lorsqu’enfin ils étaient autorisés à rentrer chez eux, quelques habitants tentèrent de mettre au point un plan pour les débarrasser de Ribler et sa bande.

Mais ce ne fut pas facile, car tout le monde savait qu’un simple coup d’épée suffisait à tuer au moins quatre animaux.
Un vieux blaireau s’avança, et fit remarquer que sans Ribler et son escorte, les autres pirates s’en iraient peut-être d’eux-mêmes.

Il regarda alors les villageois à la recherche de volontaires pour défier Ribler et sa bande, quand soudain cinq jeunes rats s’avancèrent.

Ils étaient frères, et le plus petit dit à l’assemblée qu’ils étaient d’accord pour cette mission. Les cinq rats courageux s’appelaient : Blaise, Brieux, Bleizou, Breizh et Younick.

La question que tout le monde se posait désormais était de savoir comment les cinq frères pourraient bien se protéger de la magie destructrice des épées.

C’est un vieux raton-laveur qui apporta la réponse. Il expliqua à ses amis qu’il existait des armures en peau de dragon.

Celles-ci étaient très solides, mais ne pouvaient cependant pas garantir une protection complète, car elles n’avaient pas été conçues pour résister à une magie aussi puissante.



Il faudrait donc que les cinq jeunes rats se montrent d’une grande prudence.
Devant les questions des habitants, le raton-laveur expliqua que ces armures appartenaient aux ancêtres du roi il y a de cela des centaines d’années.

Le roi les avait conservées bien précieusement dans le cas où son royaume serait attaqué. Malheureusement, elles se trouvaient dans le château, bien cachées dans la salle du trésor.

Lorsqu’une dame oiseau lui demanda comment il se faisait qu’il connaisse ce secret, il lui répondit calmement qu’il faisait partie des plus proches domestiques du roi, et que celui-ci avait appris à lui donner sa confiance au fil des années.

Le roi n’était encore qu’un raton lorsqu’il était entré à son service. Il avait su développer avec lui une belle amitié et une complicité sans égale. Le roi se permettait de lui confier certains secrets que même ses conseillers personnels ne connaissaient pas.

C’est de cette façon qu’il avait appris l’existence de ces fameuses armures en peau de dragon cachées au fin fond de la salle du trésor.

Il restait à présent la question de savoir comment faire pour rentrer dans le château, et pénétrer dans la salle du trésor sans se faire repérer.

D’autant plus que les cinq frères ne connaissaient pas le chemin à emprunter. Le vieux raton-laveur prit alors un morceau de parchemin, et entreprit de dessiner les couloirs du château le plus fidèlement possible.

Tard dans la nuit, le plan de bataille fut décidé. Il fut convenu que les cinq frères rentreraient dans le château par la porte principale. Younick conduirait un chariot rempli de tonneaux dans lesquels ses frères seraient cachés.

Il demanderait alors à parler à Ribler pour un prétexte très intéressant, et à la nuit tombée, ses frères sortiraient de leurs tonneaux et chercheraient le plus discrètement possible la salle du trésor.

Chacun alla donc se coucher en souhaitant bonne chance aux cinq frères courageux.

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Chapitre 5 : Les cinq frères entrent en action !

Puis le lendemain matin avant l’aube, les jeunes rats se levèrent et allèrent chez le vieux raton-laveur.

Celui-ci devait donner à Younick de vieux vêtements rapiécés afin de le faire passer pour un mystérieux voyageur, ainsi qu’une vieille charrette.
Quelques minutes après, Younick était méconnaissable, il semblait misérable et portait sur la tête un vieux capuchon et un faux nez qui dissimulaient son visage.


Avant de laisser partir les cinq frères, le vieux raton-laveur leur recommanda de se méfier de tout ce qui pourrait bouger, et de se fier à leur instinct. Les jeunes rats semblant insouciants des dangers qu’ils couraient.

Ils devaient pourtant pénétrer dans le château envahi par les pirates, ne pas se faire repérer par les gardes, pénétrer dans la salle du trésor, prendre cinq armures en peau de dragon, et défier Ribler et sa bande pour libérer le château de son joug !


Les quatre frères se glissèrent alors dans les tonneaux que transportait la charrette, et Younick les mena vers le château.

En arrivant devant les grandes portes, deux gardes arrêtèrent la charrette. Younick leur expliqua qu’il venait de très loin, qu’il voyageait depuis de nombreux jours, et qu’il souhaitait parler à leur chef.

Devant le refus des pirates, Younick leur expliqua qu’il transportait dans sa charrette une arme secrète qui pourrait faire de Ribler quelqu’un d’encore plus fort.

Lorsqu’un des gardes s’approcha des tonneaux pour en ouvrir un, Younick l’avertit précipitamment qu’il valait mieux éviter, car chacun de ses tonneaux contenait un liquide qui pouvait s’enflammer à la seconde même où il entrerait en contact avec l’air !

D’abord réticents à croire cette histoire, les deux gardes finirent par faire entrer la charrette.

Aucun d’eux ne voulant vérifier les paroles de Younick en ouvrant un tonneau. Il fut donc conduit auprès de Ribler, après avoir averti les autres gardes de ne pas s’approcher des tonneaux.

Lorsque le jeune rat eut expliqué le motif de sa venue au nouveau roi, celui-ci lui rit au nez, en lui disant qu’il n’avait nul besoin d’une nouvelle arme.

Mais lorsque Younick lui proposa de diriger d’autres royaumes en même temps grâce à son arme secrète, Ribler fut nettement plus intéressé. Il lui expliqua donc l’histoire des tonneaux contenant le liquide inflammable.



Comme le brigand lui posait la question de savoir pourquoi il tenait à l’aider à s’emparer d’autres royaumes, Younick lui répondit qu’en échange il souhaitait une part de sa richesse qui se trouvait dans la salle du trésor.

Le pirate accepta, mais le prévint bien de ceci : si jamais il voulait se jouer de lui, il pouvait être certain de ne pas ressortir de ce château vivant.

Pendant ce temps-là dans la cour du château, les quatre frères de Younick avaient décidé d’attendre la tombée de la nuit avant d’entrer en action.

Puis lorsque tout fut calme et silencieux, ils se glissèrent hors des tonneaux, et se faufilèrent derrière les murs de la cour. Ils se dirigèrent ensuite à pas feutrés vers les différents couloirs du château.

Blaise avait pris sur lui le plan que leur avait dessiné le vieux raton-laveur, leur permettant ainsi de se repérer sans difficulté.

De temps en temps, ils faillirent tomber nez à nez sur des patrouilles, mais à chaque fois les frères les évitaient de justesse.

Une dizaine de minutes plus tard, ils arrivèrent enfin au couloir menant à la salle du trésor.



Lorsque Blaise demanda à ses frères comment ils allaient faire pour y entrer malgré la présence des deux gardes, Brieux lui répondit qu’ils allaient leur tendre un piège.

Pour ce faire, Bleizou se mettrait à crier pour attirer leur attention. Puis lorsque les deux gardes viendraient dans sa direction, les autres frères se serviraient d’une longue corde pour faire tomber les brigands.

L’idée fut approuvée par tous, et c’est ainsi qu’ils mirent leur plan à exécution. Bleizou se mit à interpeller les deux gardes d’un air provocant. Ces derniers, surpris, se précipitèrent dans sa direction.

Mais à la seconde même où ils furent prêts à l’attraper, ils tombèrent tête la première, en faisant un peu trop de bruit aux yeux de Brieux.

Celui-ci ordonna à ses frères de vite prendre leurs armes et de les assommer. À deux contre quatre, les gardes n’avaient aucune chance.

Après les avoir bâillonnés, les jeunes rats les emmenèrent avec eux dans la salle des trésors afin que leur présence n’alerte pas les autres gardes s’il venait à en passer.

En voyant la quantité d’argent entreposé dans cette pièce, les frères n’en revinrent pas. Jamais ils n’avaient vu autant de pièces d’or et de bijoux en même temps.

Mais Breizh les ramena vite à la réalité en leur rappelant leur mission, et surtout le risque que courait leur cinquième frère Younick, en les couvrant. Ils se mirent donc à chercher la petite pièce renfermant les armures magiques.

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Chapitre 6 : Le navire caché du roi !

Pendant ce temps-là, de l’autre côté du château, Younick se trouvait en fort mauvaise posture, car Ribler exigeait qu’il lui fasse une démonstration de son arme magique.

Le jeune rat fut pris au dépourvu, mais il inventa vite quelque chose à répondre. Il expliqua que le liquide devait d’abord être chauffé avant d’être utilisé. Il demanda donc un énorme récipient avec un grand couvercle.

Puis lorsque Ribler ordonna ensuite à l’un de ses gardes d’amener un des tonneaux devant lui, Younick qui décidément devait faire preuve de sang-froid, lui dit précipitamment qu’il préférait aller le chercher lui-même.

En effet, au moment où le garde l’aurait pris dans ses pattes, il se serait aperçu tout de suite qu’il était vide.

Le jeune rat commençait à s’inquiéter pour la suite des événements. Il priait pour que ses frères rapportent vite les armures.

Il avait pourtant tort de s’en faire, puisque dans la salle secrète, ses frères étaient presque prêts à passer à l’attaque.

Les armures des ancêtres du roi étaient exposées au mur dans une étrange lumière bleue.

Ils ne perdirent pas une minute, et prirent délicatement chacun leur tour une armure.

Il semblait que chacune d’elle avait d’ailleurs choisi son porteur, et elles s’adaptèrent parfaitement à la taille de chacun.

Les quatre frères étaient très étonnés, car elles semblaient très lourdes et épaisses, et pourtant ils avaient l’impression de ne rien avoir sur le corps.

Ils en furent ravis, et s’apprêtèrent à ressortir de la pièce, quand Bleizou remarqua une large fissure dans l’un des murs de la salle secrète.

En appuyant dessus avec ses pattes, quelle ne fut pas sa surprise de constater que la fissure se sépara en deux, en laissant un large passage !

Aussitôt, ses frères vinrent observer la scène, et effectivement, il s’agissait bien d’un passage secret !



Breizh décida d’aller y jeter un coup d’œil. Brieux, qui était le plus réfléchi des frères, décida d’emporter plusieurs armures avec eux, dans le cas où ce passage les mènerait dehors. De ce fait, ils pourraient prendre du renfort avec eux.

Il faisait très sombre dans le passage. Les jeunes rats n’y voyaient pas plus loin que le bout de leur museau. Ils devaient tâtonner avec leurs pattes pour pouvoir s’y repérer.

Ils avancèrent un certain temps comme cela, lorsqu’enfin ils débouchèrent sur un souterrain un peu mieux éclairé.

Blaise remarqua aussitôt que plusieurs lanternes étaient suspendues sur les murs.
Il dit à ses frères d’en prendre chacun une avec eux. À présent, leur marche était beaucoup plus agréable et rapide.

Ils marchèrent ainsi quelques minutes, lorsque soudain Brieux, qui marchait le premier, s’arrêta bouche bée.

Lorsque ses frères voulurent savoir pourquoi il restait planté, ils eurent la même réaction que lui.

Devant eux se tenait un gigantesque navire ! Ses voiles étaient ornées des couleurs du royaume, son mât principal était large et impressionnant. Il y avait également plusieurs dizaines de canons qui sortaient de la cale.

En fait, les quatre frères se trouvaient dans un repaire secret, où le roi cachait son meilleur navire de guerre.

La grotte qui abritait le gigantesque bateau était immense, des stalactites pendaient du plafond, et le navire était amarré directement dans l’eau de mer.


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Chapitre 7 : Younick démasqué !

Cependant, loin de là, Younick était en bien mauvaise posture. Il devait rapporter un des tonneaux vides, et verser le liquide imaginaire dans le grand chaudron, sous les yeux avides de Ribler.

Il dut faire un effort pour faire croire au pirate que le tonneau était lourd. Une fois qu’il l’eût posé près du chaudron, il commença à vouloir en verser. Seulement, il ne fut pas assez rapide, et Ribler comprit vite la supercherie.

Il se mit aussitôt dans une colère noire et tapa du poing. Le pauvre Younick était désemparé, il avait finalement été démasqué, et son sort semblait des plus funestes !
Ribler, qui enrageait de s’être laissé ainsi berner le menaça du châtiment ultime qu’il réservait aux traîtres.

Il ordonna à deux de ses gardes de l’enchaîner et de l’amener sur la plage. Il lui réservait une mort très lente.



Attaché à un poteau, Younick était condamné à mourir noyé avec la marée montante. Il supplia Ribler de lui laisser la vie sauve, mais le pirate n’en avait que faire, il se mit à ricaner d’un air mauvais.

Le jeune rat se mit à prier une fois de plus pour que ses frères viennent à son secours, mais rien ne se produisit.

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Chapitre 8 : Les secours arrivent !

Dans la grotte secrète, ses trois frères avaient décidé d’explorer les alentours. Ils voulaient vérifier que cette grotte pouvait les mener vers l’extérieur.

En cherchant un peu partout, ils découvrirent un étroit passage qu’ils franchirent difficilement.

Au bout de quelques minutes, ils débouchèrent directement derrière le château du roi.

Ils se dépêchèrent de rejoindre les villageois discrètement pour leur donner quelques armures, et leur expliquer ce qu’ils avaient découvert dans la grotte secrète.

Le vieux raton-laveur leur annonça alors que leur frère Younick était en bien mauvaise posture, et qu’il fallait faire vite pour le sauver.

Les quelques villageois qui avaient pu bénéficier d’une armure se mirent en devoir de faire tomber tous les gardes qu’ils trouveraient.

Quant aux quatre frères, ils se dirigèrent vers la plage pour libérer Younick.

Mais en arrivant là-bas, ils trouvèrent également Ribler entouré de tous ses brigands. Il était installé dans un siège royal, et se délectait du sort de son prisonnier. Le pauvre Younick avait déjà de l’eau jusqu’à la taille.


Les jeunes rats réfléchirent à un plan pour sauver leur frère. Même avec leur armure, ils pouvaient se faire tuer à cause du nombre trop important de pirates.

Après quelques minutes de réflexion, ils décidèrent de se glisser discrètement parmi ces derniers, d’en assommer quatre silencieusement, et de revêtir leurs vêtements sales.

De ce fait, ils pourraient passer inaperçus, tout en étant protégés par les fidèles armures. Il fallait agir vite, car l’eau montait implacablement.

Brieux se glissa derrière un garde, et le frappa derrière la nuque d’un geste vif. Le brigand s’effondra, et Brieux le tira silencieusement en arrière, puis revêtit ses habits de pirates.

Ses trois frères firent la même chose, et bientôt, ils purent se rapprocher de Younick.
Bleizou demanda à Ribler s’il pouvait lui asséner quelques coups de poing pour s’amuser.

Celui-ci accepta volontiers, tout en riant de plus belle. Bleizou s’approcha alors du visage de son frère terrifié, et lui chuchota discrètement à l’oreille qui il était, et qu’il allait le libérer de ses liens.

Younick ne montra aucune réaction, bien qu’il fût très soulagé. Il ne fallait surtout pas que Ribler se doute de quelque chose.

Au moment où Bleizou s’apprêta à frapper Younick au visage, il prit son épée, et trancha la corde qui retenait son frère.

Aussitôt, Breizh, Blaise et Brieux entrèrent en action. Ils se mirent à siffler avec leurs doigts, et dans la même seconde, une grande barque sortit de derrière des rochers, et se dirigea vers la plage.

Ribler se leva immédiatement, comprenant qu’il s’était passé quelque chose d’anormal. Dans un formidable élan, les cinq frères coururent vers la barque, menée par une marmotte et un lièvre.

Mais Ribler appela alors ses deux gardes les plus féroces pour leur couper la route.
Il s’agissait de deux énormes renards qui couraient dans leur direction, en faisant une affreuse grimace.



Younick courut se réfugier dans la barque le temps d’enfiler une armure, et vint ensuite prêter patte forte à ses frères.

Ces derniers avaient bien du mal à se débarrasser des deux renards, qui assénaient de grands coups d’épée avec une force incroyable.

Heureusement, les frères étaient très agiles, et arrivaient à chaque fois à esquiver les coups meurtriers et violents.

Blaise eut bientôt l’idée d’attirer les renards vers la mer. Étant cinq, les jeunes rats purent les faire tourner en bourrique en ne cessant de tourner autour d’eux et de les provoquer.

Ribler qui s’impatientait de voir ses deux gardes tournés en ridicule, décida de mettre tous ses brigands à la poursuite des cinq frères.

Entre-temps, ceux-ci avaient réussi à rejoindre la barque avant que les renards, dont la longue queue en panache alourdissait les mouvements dans l’eau n’aient pu les rattraper. Ils jurèrent et rebroussèrent chemin.

C’est alors que Ribler et ses brigands restèrent bouche bée, en apercevant le gigantesque navire du roi qui était apparu au loin.

Toutes ses voiles étaient sorties, et son pavillon flottait en l’air d’un air menaçant et triomphant.

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Chapitre 9 : À l’abordage !

Les jeunes rats et leurs compagnons de barque se dépêchèrent de monter dans le grand navire.

Écumant de rage, Ribler courut vers le port, et ordonna à tous ses gardes de faire avancer son bateau pour pourchasser l’immense navire.

À bord, tous les brigands étaient occupés, le premier lieutenant hurlait les ordres que son capitaine lui avait donnés, tandis que le maître-canonnier dirigeait les pirates pour la charge des boulets de canon.

Très vite, le navire-pirate se rapprochait du bateau royal.

À son bord, un grand castor dirigeait la barre. C’était lui qui guidait le navire lorsque le roi voguait sur les mers.

Il prit sa longue-vue et fit remarquer aux cinq frères que le navire-pirate les poursuivait à grande vitesse.

Il avait d’ailleurs hissé son pavillon noir qui représentait une tête de mort. Aussitôt les jeunes rats décidèrent d’engager la bataille.

Ils ne pouvaient pas s’enfuir éternellement, et il fallait libérer le royaume du joug de Ribler.

Aussi, demandèrent-ils au castor d’arrêter le navire, et d’attendre les pirates. Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que le bateau pirate les eût rejoints.

Il aborda tout de suite le bateau royal et engagea la bataille.

Les brigands balafrés couraient dans toutes les directions, et distribuaient des coups d’épée à tout va.

Les pauvres animaux avaient bien du mal à résister à ces assauts incessants. Quant à Ribler, il se dirigea vers Younick pour en finir personnellement avec lui.

Tous deux tournaient en rond en se fixant du regard. Chacun attendant que l’autre fasse un premier geste.


Puis n’en pouvant plus d’attendre, Younick bondit sur Ribler, et lui asséna un grand coup d’épée que le pirate esquiva aisément en ricanant.

Il avait malheureusement beaucoup plus d’expérience que lui en matière de combat, et c’est ce qui pouvait faire la différence.

Un peu plus loin, ses frères se défendaient contre d’autres pirates, et ils se débrouillaient assez bien.

C’est alors que se fit entendre un bruit assourdissant haut dans le ciel. Étourdis par ce grand bruit, tout le monde leva la tête et constata que de gros nuages noirs avaient envahi le ciel, et que le tonnerre se faisait de plus en plus fort.

Bientôt, la pluie se mit à cingler sur les combattants, et le ciel devint subitement très noir. Ils n’y virent plus grand-chose, et même les pirates étaient déconcertés par ce drôle de phénomène.

Il devint très difficile de se battre dans ces conditions, et ce n’est que lorsqu’un gigantesque éclair zébra le ciel, que tout le monde s’arrêta enfin de combattre.

Même Ribler, dont l’eau qui dégoulinait sur son visage rendait presque aveugle, s’était arrêté de bouger. Il examinait le ciel d’un air très étonné. Il semblait que le temps s’était suspendu.

Puis enfin, un second éclair zébra le ciel dans un bruit tellement assourdissant, que chacun dût se protéger les oreilles avec ses pattes.



Puis tout le ciel devint d’un blanc immaculé pendant quelques secondes.

C’est alors que s’offrit aux yeux de tous les combattants un spectacle totalement insolite et extraordinaire !
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Chapitre 10 : Les ancêtres du roi font leur apparition !

Doucement, descendant du ciel les uns après les autres, les ancêtres du roi prenaient place sur le navire royal.

Ils étaient entourés d’un halo mystérieux, et demeuraient silencieux. Un seul parmi les ancêtres s’avança vers Ribler, et l’examina longuement en semblant scruter le fond de son âme.


Le pirate ne bougeait plus, il semblait complètement hypnotisé par cette formidable apparition.

C’est alors que l’ancêtre rompit enfin le silence qui régnait sur le bateau.
Il prononça ces paroles :

« Tu as voulu prendre un royaume qui ne t’appartenait pas. Pour cela, tu as tué beaucoup d’animaux.

Tu t’es permis de venir ici et de rendre malheureux un peuple qui était libre. Pour cela tu mérites de quitter ce monde. »

En entendant ces paroles, Ribler se mit à trembler de tous ses membres, et supplia l’apparition de lui laisser la vie sauve.

Il se passa quelques secondes pendant lesquelles l’ancêtre sembla réfléchir intensément. Son regard était fixe et froid.

Enfin, il prit sa décision : « Je te laisse la vie sauve. Sache en profiter comme il se doit, et ne reviens jamais plus dans le royaume des Montagnes Blanches.

Mais avant de te laisser partir, je dois encore faire une chose. » Expliqua l’ancêtre en s’avançant vers Ribler.

« Je sais que même si tu promets de ne plus jamais revenir ici, tu prendras encore d’autres royaumes, et tu tueras d’autres animaux. Aussi dois-je intervenir et changer tout ce qu’il y a de mauvais en toi. »

Ribler, inquiet, se recula et pointa son arme vers l’ancêtre. Mais celui-ci l’immobilisa par la pensée.



Il se rapprocha de lui, et posa sa main sur la tête du pirate. Aussitôt, une onde noire et maléfique s’en échappa.

Quelques secondes après, Ribler semblait avoir perdu toute sa mémoire.

C’est alors que l’ancêtre posa à nouveau sa main sur la tête du pirate et prononça ces paroles : « Tu es quelqu’un de profondément bon, tu aimes rendre service à ton prochain, et d’ailleurs, tu t’es promis de parcourir le monde à la recherche de personnes à aider. »

Puis tous les ancêtres qui se tenaient derrière le premier, s’avancèrent alors et firent la même chose que lui sur chacun des pirates.

Bientôt, un gigantesque nuage noir s’éleva dans le ciel et disparu peu à peu. Puis, un à un, chaque brigand devint amnésique, et reçu une mission de la part de l’ancêtre qui l’avait transformé.

Ils repartirent tous ensuite dans leur navire de guerre, et ne revinrent jamais.

À bord du bateau du roi, tous les animaux étaient fascinés par ce qu’ils venaient de voir. Les ancêtres restèrent quelques minutes, puis s’en allèrent les uns après les autres en remontant doucement vers le ciel.

Seul le premier ancêtre resta un peu plus longtemps. Il examina chacun des cinq frères, et les remercia de ce qu’ils avaient eût le courage de faire pour sauver leur royaume.

Il remercia également les autres animaux qui avaient eux aussi risqué leur vie dans cette dure bataille.

Puis avant de s’en aller, il offrit à chaque frère un objet de grande valeur.
À Bleizou, il donna une dague magique qui avait le pouvoir de décupler la force.

Puis à Blaise, il tendit un bouclier qui pouvait repousser cent ennemis en même temps.


À Brieux, il donna un parchemin qui avait le don de donner de précieux indices et conseils sur la façon de se débarrasser d’ennemis en cas d’attaque.

À Breizh, il offrit un casque qui pouvait lui faire lire dans les pensées de tous ses ennemis.

Et enfin, il regarda longuement Younick, et lui donna une formidable épée qui scintillait de mille feux.


Il lui expliqua que cette épée avait le pouvoir d’appeler les ancêtres du roi en cas de grande invasion pour venir les aider dans leur lutte.

Les jeunes rats ne savaient que répondre devant tant de précieux cadeaux.

Lorsqu’ils voulurent le remercier de sa bonté, ils constatèrent que celui-ci avait déjà disparu dans une éblouissante lumière blanche.

Puis quelques secondes après, le ciel était redevenu beau et limpide. Tous les animaux purent s’émerveiller devant un magnifique coucher de soleil.

Puis ils remarquèrent que le royaume des Montagnes Blanches brillait plus que jamais.
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Chapitre 11 : Un heureux dénouement.

Revenus sur la plage, les cinq frères se dépêchèrent d’aller libérer le roi et la reine, ainsi que tous les vieux animaux retenus prisonniers dans les oubliettes.

Après lui avoir raconté la manière dont ils avaient pu sauver son royaume avec l’aide de tous les habitants et de ses ancêtres, le roi en fut tout émerveillé, et il pleura de joie à l’idée d’avoir recouvré la liberté.

Puis il proposa aux cinq frères de venir habiter dans son château et de devenir ses Chevaliers d’Honneur, pour les remercier de leur courage. En entendant cette proposition, les frères n’en revinrent pas, mais ils acceptèrent chaleureusement.

C’est alors que Keben, la fille du roi s’avança. Sa Dame de Compagnie était venue la libérer de sa chambre où elle attendait son mariage avec l’infâme Ribler.

Elle prit la parole solennellement, et expliqua que conformément à la demande de son père il y a quelque temps, elle s’était enfin choisi un fiancé.

Devant la surprise générale, la jolie princesse se tourna vers l’heureux élu et lui montra son plus beau sourire.

Celui-ci n’osait pas le croire, lui qui avait toujours été amoureux secrètement de la princesse n’en revenait pas d’avoir été choisi par elle.

La princesse Keben s’avança vers les cinq frères, et sous les yeux attentifs de l’assemblée, demanda à Younick s’il souhaitait lui offrir son amour.


Celui-ci mit quelques secondes avant de répondre, et la gratifia d’un immense « oui ! » avant de la prendre dans ses pattes pour l’embrasser.

Lorsque le roi demanda à sa fille pourquoi elle avait choisi Younick en particulier, elle lui répondit d’une voix claire.

Elle lui expliqua qu’elle éprouvait un grand respect pour ses quatre frères, mais que Younick plus encore que les autres avait risqué sa vie.

C’était lui qui s’était proposé de divertir le pirate en sachant ce qui l’attendait s’il était démasqué. Et c’était lui encore qui avait failli mourir noyé à petit feu pour sauver son royaume.

C’est pour cela qu’elle le trouvait encore plus courageux que ses frères et avait décidé de le prendre pour fiancé.

Le roi annonça donc que les fiançailles auraient lieu dans quelques jours, et que pendant ce temps-là, les cinq frères allaient devenir ses Chevaliers d’Honneur.

Dès lors, ce fut un véritable conte de fées pour eux. Ils étaient habillés de somptueux vêtements, et pouvaient côtoyer les plus grands seigneurs des environs.

Quelques jours plus tard, comme l’avait annoncé le roi, les fiançailles eurent lieu en grandes pompes.

Tout le peuple s’était déplacé pour l’occasion.
Il y avait un magnifique banquet avec des gâteaux à vous couper le souffle, et des musiciens venus de très loin pour célébrer l’évènement.



Tout le monde dansait et riait, et d’ailleurs les quatre frères de Younick se trouvèrent tous de jolies cavalières avec qui ils allaient vivre le reste de leurs jours.

Quand vint la danse principale, tous les animaux laissèrent la place aux jeunes fiancés.
Ceux-ci s’avancèrent doucement en se tenant par la patte, et ils entamèrent la danse.

Ils dansèrent quelques instants, les yeux dans les yeux, hypnotisés par le regard de l’autre. Tous les villageois les regardaient admiratifs et heureux pour leur bonheur.

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Chapitre 12 : Une naissance au Royaume !

Quelques mois plus tard, après leur mariage, un autre heureux évènement fut à célébrer : la jolie princesse attendait des petits !

Younick était au comble du bonheur et tous ses frères le félicitèrent chaleureusement.
Le jour de la naissance, le jeune papa était très nerveux, car il s’inquiétait pour son épouse.

Mais il fut vite rassuré lorsqu’il entendit le médecin du roi dire que tout s’était bien passé, et qu’il pouvait aller voir son épouse.

Il courut donc à l’intérieur de la chambre, et alla embrasser la jolie princesse Keben qui lui annonça dans un grand sourire qu’il était papa de cinq merveilleuses ratonnes.

Younick était au comble du bonheur, il embrassa chacun de ses bébés, et émit quelques larmes de joie.

Le soir même, le roi fit une annonce générale pour informer le peuple de la naissance des cinq ratonnes.

Ses paroles furent suivies d’un tonnerre d’acclamations, tout le monde applaudissait et criait en même temps.

Younick n’en revenait pas. Tous ces animaux qui applaudissaient rien que pour sa famille et lui !

Il n’aurait jamais pensé être un jour aussi heureux !
Ses frères le félicitèrent encore, et admirèrent la beauté des bébés. Younick et la princesse leur avaient proposé de devenir leurs parrains, ce qu’ils avaient accepté avec joie.

Puis les cinq frères prirent chacun dans leurs pattes une des ratonnes, et les présentèrent au peuple qui les regardait fièrement.

Les années passèrent, et à leur tour, les quatre frères de Younick fondèrent eux aussi leur propre famille, et ils vécurent tous très heureux pendant de nombreuses années. »

Breizhan annonça la fin de son histoire à ce moment-là. Les souricettes de Vagabonde et Vol au Vent en étaient encore toutes émerveillées, et annoncèrent avec fierté que son histoire était de loin la meilleure qu’elles n’aient jamais entendue.

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Chapitre 13 : Quelle drôle de surprise !

Tout à coup, Siam, le petit oiseau fit son apparition dans la cabane. Il annonça aux petits amis qu’il y avait eu une naissance dans la forêt.

Les heureux parents étaient Max et Marguerite, deux bons amis de Vagabonde et Vol au Vent.
Quelques minutes plus tard, tous les animaux de la forêt étaient là pour célébrer l’évènement.

Au milieu de tous les amis se tenaient deux jeunes rats qui étaient au comble du bonheur. Et bien au chaud dans leurs pattes, se tenaient cinq petites boules de poils merveilleuses.

Lorsque Vagabonde demanda aux parents comment ils allaient les appeler, ceux-ci lui répondirent très émus : Younick, Brieux, Breizh, Blaise et Bleizou.
Les souricettes et les trois chiots n’en revinrent pas.

Serait-il possible que par hasard ces petits ratons soient…la réincarnation des cinq héros courageux dont Breizhan avait raconté les exploits ?

Non, ce n’était pas possible ! Et pourtant ils étaient bien là, cinq frères qui portaient les mêmes prénoms que les jeunes rats du conte imaginaire.

Les souricettes et les petits chiots se turent, et observèrent longuement les ratons qui commençaient à pleurer dans les pattes dans leurs parents !


Pour la télécharger en 1-clic: flower

https://www.amazon.fr/Vagabonde-Vent-l%C3%A9gende-cinq-fr%C3%A8res-ebook/dp/B01N2L504E/ref=sr_1_8?ie=UTF8&qid=1481045676&sr=8-8&keywords=vagabonde+et+vol+au+vent
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